Mode d’emploi de Petit Écureuil

Sciurus-vulgaris_hernandeangelis_stockholm_2008-06-04

Par Ariane

A force de lire des kilos de livres, de parler avec d’autres parents, de passer des heures sur Internet, de réfléchir à la question de l’éducation, et bien sûr d’éprouver mes idées chaque jour avec Petit Écureuil, cobaye involontaire, m’est venu l’idée de rédiger un petit « Écureuil, mode d’emploi », qui évidemment n’est pas à suivre au pied de la lettre, un-e enfant n’étant pas une recette de cuisine ou un meuble en kit, et les sentiments et émotions du moment n’étant pas prises en compte, et un enfant n’étant pas linéaire (heureusement), etc. mais dont les grandes lignes peuvent servir à ses congénères, avec lesquels les parents ont comme moi envie de rester non-violent-e-s et de conserver des rapports harmonieux.

Voici donc mon modeste brouillon, à modifier et améliorer chaque jour avec chaque nouvelle expérience ou confrontation.


Situation de conflit : Petit Écureuil veut/veut faire quelque chose que je refuse de lui donner/laisser faire, ou ne veut pas faire ce que je lui demande (etc), et résiste à mes tentatives d’explications/de persuasion.

  1. Je respire un grand coup, et je quitte la pièce si je sens la colère monter, pour pouvoir réfléchir objectivement.
  2. Je me pose la question : est-ce que c’est bien important ? Est-ce que je pourrais lâcher prise sans que ça pose un problème pour sa sécurité, son bien-être…?

Si je peux lâcher prise, je lui explique que j’aurais voulu qu’elle voie les choses comme moi, mais que là, après réflexion, je vais lui laisser faire ce qu’elle voulait. Si par exemple elle refusait de ranger ses jouets et que mes tentatives de persuasion n’ont pas fonctionné, je dis par exemple « bon, cette fois c’est moi qui range (avec ton aide), parce que je suis solidaire, et que je fais ça pour que tu n’aies pas à le faire, mais j’aimerais la prochaine fois que tu le fasses aussi ».

Si je ne peux pas lâcher prise parce que c’est vraiment important, je négocie/essaie de la convaincre :

– l’explication : je ne veux pas que, parce que, et si, et comment…

– la diversion (ex. si elle ne veut pas s’habiller, je lui raconte une histoire en l’habillant sans qu’elle s’en rende compte)

– je lui fais voir les choses autrement : je lui montre le côté positif obtenu par l’acceptation. Ex. elle ne veut pas prêter son jouet (ce qui est son droit, soit dit en passant), je lui souligne le plaisir qu’aura son copain/sa copine à le recevoir, je lui rappelle qu’elle récupèrera le jouet quand il/elle sera parti… Si elle ne veut pas se préparer pour partir, j’insiste sur le plaisir qu’elle aura à se rendre à l’endroit où l’on va. Elle veut une glace que je ne peux lui donner, je lui demande ce qu’elle aimerait manger ce soir.

– je lui demande, tout simplement : s’il te plaît Petit Écureuil, je sais que tu n’as pas envie, mais je te le demande, s’il te plaît ?

– je lui donne un choix entre deux possibilités. Tu ne veux pas mettre tes chaussures ? Est-ce que tu préfères mettre celles-ci ? Ou alors préfères-tu les mettre toi-même ?

– je fais intervenir le jeu (voir le formidable livre de Lawrence Cohen, « Tu veux jouer avec moi ?« ). Ex. elle ne veut pas se préparer pour partir, j’invente un monstre qui est dans la maison et qui nous poursuit (« vite, vite il faut partir !! »). Elle ne veut pas se déshabiller pour se changer, je lui saute dessus en lui arrachant ses vêtements parce que j’ai faim et que je veux les manger. Elle rigole toujours. Ce qui marche très bien aussi : lui demander de me faire la surprise. Elle ne veut pas prendre sa douche ? Je lui dis « bon, ben ce n’est pas grave, je m’en vais, mais peut-être que quand je reviendrai dans la salle de bains tu m’auras fait une surprise et tu seras toute nue sous la douche ! Ca marche pratiquement à chaque fois (à n’utiliser qu’avec parcimonie donc, pour ne pas user le mécanisme 😉

– l’humour (marche presque toujours avec Petit Écureuil). Ex. « tu vas pas mettre ces chaussures-là ?! Mais c’est des tongs et il fait -10° dehors ! Mais ça va pas non, cette enfant est incroyable » avec une grosse voix, et Petit Écureuil éclate de rire et en rajoute, et hop, la pilule passe mieux.

si vraiment rien n’a fonctionné, je la préviens que je vais le faire « de force ». Exemple typique : le coup du médicament. Si elle est malade et qu’elle a vraiment besoin de prendre un médicament pour aller mieux, que j’ai épuisé toutes mes ressources de persuasion, je lui dis que je suis désolée, mais que je vais devoir le faire de force, et je le fais : je la plaque au sol et lui donne le médicament. Mais je l’ai prévenue avant, preuve de respect et inspiration à la confiance.


Le conflit : Petit Écureuil est en désaccord et se met en colère.

Nos enfants nous mettent souvent très en colère. Mais la formulation même de cette phrase montre bien le nœud du problème : nos enfants ne nous mettent pas en colère. Nous nous mettons en colère en réaction à leurs actions/mots/comportements. Mais, au moins jusqu’à un certain âge, il ne peut pas y avoir d’intention de nuire… Elle ne le fait pas exprès : soit elle teste pour constater mes réactions (ce qui est plutôt sain et « normal », même nécessaire au développement, c’est l’expérimentation du monde), soit elle veut quelque chose que je lui refuse (elle a le droit de le vouloir, comme j’ai le droit de lui refuser), soit c’est moi qui interprète avec mon cerveau d’adulte. Comme de l’anthropomorphisme, c’est de l' »adultomorphisme ». Nous ne pouvons pas interpréter leurs comportements avec nos critères à nous. C’est leur prêter des intentions qu’ils ne sont tout simplement pas capables d’avoir.

Ce qui m’aide beaucoup c’est l’apprentissage du réflexe « je me mets à sa place » (ça marche aussi avec les adultes…). Pourquoi a-t-elle réagi comme ça ? Pourquoi insiste-t-elle ? Dans le livre « Tu veux jouer avec moi ? » de Lawrence Cohen, il explique que nous, adultes, avons pour nos enfants la même incompréhension qu’ils ont pour nous. Il cite cet exemple : nous nous demandons comment notre enfant peut trouver plaisir à habiller/déshabiller sa poupée pendant des heures, et il/elle se demande comment nous pouvons trouver plaisir à passer une soirée entière autour d’une table à discuter. Nous n’avons pas le même vécu, les mêmes expériences, les mêmes peurs. Nous avons eu le temps de faire un chemin qu’ils n’ont pas entamé. Mais nous avons des choses à leur envier : leur spontanéité, leur absence de jugement ou de peur d’être jugé (ça ne va malheureusement pas durer), leur insouciance, leur capacité à s’immerger dans une activité et se laisser entraîner par leur imagination sans retenue, leur « vérité », leur absence de préjugés sur les autres et donc leur capacité à aimer sans conditions, à aller vers les autres sans retenue.

Nos enfants ne sont pas des « mini-nous ». Ils pensent, ressentent différemment. Mais pour elles/eux comme pour nous : crier et frapper n’est jamais constructif… Essayer de comprendre et s’adapter est plus efficace, et plus agréable pour les deux parties.

Lorsque Petit Écureuil se met en colère, je décris ce que je pense qu’elle ressent, je lui dis que je sais que c’est difficile pour elle de ne pas pouvoir avoir/faire/etc, mais que je ne peux pas faire autrement. Je comprends son émotion, tristesse et colère, et je la prends dans mes bras en attendant que ça passe. Généralement quand l’émotion est nommée et exprimée, elle passe toute seule très rapidement à autre chose.

Cela prend plus de temps sur le moment (et encore, pas tant que ça) que la confrontation brutale, mais nous gagnons un temps infini sur le long terme, sans compter une sérénité et une complicité précieuses. Par exemple elle ne veut pas s’habiller, je lui propose de choisir ses habits ou de s’habiller toute seule, ou je lui invente un défi, ou je propose la robe « avec les poches pour mettre des trésors », ou j’imagine un lutin qui va aider à l’habiller,… quel temps gagné en comparaison avec le temps que j’aurais perdu à l’habiller de force ! Et enfant et parent heureux-ses 🙂

Je pense que la clef (toujours en ce qui me concerne) c’est de savoir accepter de lâcher prise, de céder, parce que ce n’est pas grave ! Elle veut mettre le pull rouge plutôt que le vert ? Faire un jeu de façon complètement iconoclaste ? Veut manger un biscuit entre les repas ? Ne veut pas faire de sieste ?

On est obsédé-e-s par l’idée qu’un enfant ne doit pas gagner, ne doit pas avoir ce qu’il veut, qu’il ne faut pas céder à ses envies (qui ne sont que des caprices, bien entendu), l’enfant-roi, l’enfant-tyran… Mais si moi, je veux mettre le pull rouge plutôt que le vert, faire un jeu de façon complètement iconoclaste, manger un biscuit entre les repas, ne pas faire de sieste ? Est-ce que quelqu’un vient me hurler dessus en me traitant de capricieuse ? Et si je me mets en colère parce que je ne supporte pas une injustice, me traite-t-on de capricieuse ? Non, on m’admire même pour savoir m’indigner et ne pas me laisser faire.

Si ce que Petit Écureuil me demande ne contrevient pas à sa sécurité, son bien-être, (ou à ceux des autres) ne conduit pas à des dégâts matériels (et encore), je ne vois pas pourquoi, juste « pour ne pas céder », je m’obstinerais, créant une confrontation stérile et douloureuse pour nous deux. Parfois je souligne « d’accord, puisque ça te fait tant plaisir ».

J’accepte aussi (voir les livres d’Aletha Solter) qu’elle exprime ses émotions. Elle a le droit d’être en colère. Le droit de pleurer, de crier. Et même, c’est bon pour elle. Elle laisse sortir ce qu’elle a en elle, n’en a pas honte, et ça lui fait du bien, ça lui permet de passer à autre chose très vite et sereinement, le cœur plus léger.

Je me donne aussi le droit de m’exprimer. Je n’use pas de violence envers elle mais je lui dis ce que je ressens : « Je suis très en colère contre toi parce que tu m’as fait mal » par exemple. « Je suis très énervée parce que tu as renversé ton yaourt sur la table et que tu l’as étalé sur les coussins, je vais devoir tout nettoyer, et ça me rend furieuse ».

Je lui propose de réparer quand elle casse quelque chose, salit,…

J’essaie aussi de terminer sur une note positive : bon, je nettoie, mais la prochaine fois tu essaieras de garder le yaourt dans le pot et de ne pas donner à manger aux coussins ?


Pour résumer :

– ne pas hésiter à lâcher prise, si besoin en exprimant son ressenti : « ça m’embête vraiment que tu ne veuilles pas faire autrement mais je veux bien lâcher prise ».

– sortir de la pièce le temps de réfléchir pour ne pas l’avoir sous les yeux et entretenir les sentiments négatifs.

– décrire la situation et les ressentis/émotions.

– accepter que l’enfant exprime son émotion et l’y encourager.

– exprimer sa propre émotion (je ressens, parce que tu as, et ça me…) à son enfant, ça crée un défouloir plus constructif…

Surtout, ne jamais laisser penser à l’enfant que l’on ne l’aime plus… L’amour est inconditionnel (voir Alfie Kohn). C’est la chose qu’il a faite ou dite, l’attitude qu’il a eue, qui nous a mis-e en colère, pas sa personne.


Voilà, c’est mon très modeste petit kit de survie en milieu enfantin. Ce qui est formidable, c’est que ces grandes lignes, cette façon de communiquer, est aussi incroyablement bénéfique et constructive, entre adultes ! La communication non-violente ne concerne pas que les enfants… Et c’est plus efficace, et plus agréable… alors pourquoi s’en priver ?

A lire : Alice Miller, Jesper Juul, Isabelle Filiozat, Lawrence Cohen, Catherine Guéguen, Oliver Maurel, Haïm Ginott (entre autres).

En fait… tu n’en auras pas besoin

 La liste de naissance trois ans après

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Par Marie

Après le stade de « on est content, on vomit » vient celui de la liste de naissance. Si si, même que la cousine de la voisine de la pharmacienne, elle l’a faite chez AuxAlentoursDeBébé et qu’elle en est ravie ! Même que c’est moins cher que chez LeQuesnoy.

J’ai envie aujourd’hui de la commenter, cette fameuse liste. Avec toute l’expérience que j’ai acquise depuis…

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BIBERON 150ML BLEU T1 – BIBERON 300ML ROSE T1 – BIBERON 300ML WINNIE T1 – CHAUFFE-BIBERON MAISON : Alors là, ma louloute (j’ai décidé de traiter l’ancien-moi avec amitié), pourquoi ? Tu as décidé d’allaiter, qu’est-ce que tu feras avec des biberons ? « oui mais si ça marche pas ? » pourquoi partir perdante ? L’allaitement c’est pas forcément évident mais autant y aller vraiment. Et puis si ça marche pas, y’a la pharmacie de garde pas loin, il sera toujours temps d’en acheter, des biberons.

CORBEILLE PETITE TOILETTE : le nécessaire de base avec la brosse (que tu n’utiliseras jamais mais que tu finiras par avoir en double), le thermomètre de bain (que tu utiliseras 2 fois) et les ciseaux à ongles à bouts ronds (ça oui, tu couperas même les ongles de la fille de la copine qui flippe).

COUSSINETS LAVABLES : les premiers mois, ça va bien te servir. Les prendre lavables c’était une bonne idée mais ils sont tellement épais que tu préfèreras finalement en acheter des jetables.

DEE DEE LE DRAGON : un chouette joujou. Pas utile avant plusieurs mois. Au début c’est toi le jouet.

GOUPILLON AVEC SOCLE GIPSY : pour laver les biberons que tu n’utiliseras pas. Mais il est beau, il va décorer ta cuisine.

HOCHET DENTITION LIBELLULE : un hochet avec du liquide à mettre au frigo. Tu ne vas jamais le mettre au frigo mais il va servir à ta puce.

LIT AUTOMATIQUE CHOCO VERT : va te servir deux fois, dont une au fils d’une amie qui ne va jamais vouloir dormir dedans et va hurler pendant 1h. Un bien bon souvenir. Heureusement tu vas pouvoir le revendre sur le site du coin.

MATELAS A LANGER FLOCONNE LAPIN : oui, tu as bien fait de prendre le moins cher. En fait, il servira à rendre un peu moelleux la planche-à-tout-faire (porte-baignoire et table à langer, merci papa).

MOUCHE BÉBÉ MANUEL : tu feras bien attention à ne pas perdre les différentes pièces. Tu les perdras quand même et tu trouveras ça vraiment dégueu les rares fois où tu l’utiliseras.

PROTÈGE-MAMELONS x2 STANDARD : on a rarement besoin d’intermédiaire entre un bébé et le sein de sa mère. C’est même une idée bizarre. Tu l’auras encore trois ans après et tu ne sauras toujours pas quoi en faire.

BAIGNOIRE FLEXIBATH PARME/VIOLET – SIÈGE BAIN DAPHNÉ ROSE LAYETTE : une super baignoire et belle et pliable qui te servira en vacances et lorsque tu n’auras plus qu’une cabine de douche.

STÉRILISATEUR ELECTRIQUE : à posteriori c’est assez mystérieux dans une liste de naissance. Même pour les bébés au lait artificiel ça ne sert plus (oui, tu t’es fais un peu avoir).

TAPIS ACTIVITÉ JOLIS PAS BEAUX : un peu cher mais superbe. Pas vraiment indispensable mais il te seras utile lorsque tu prépareras un coin de motricité libre dans ton salon. « Un coin quoi ? » Fais pas le canard, tu verras bien, c’est ton bébé qui te guidera.

TASSE 1er A EVOLUCLIP GIPSY SOFT : pas vraiment indispensable, tu trouveras d’autres (plusieurs d’ailleurs, pour quoi faire ?) modèles mieux conçus par la suite. Mais ton bébé va bien aimer boire/arroser lors de ses repas.

TIRE-LAIT ELECTRIQUE E MOTION NUK – POTS DE CONSERVATION LAIT MATERNEL : tu ne sais pas quand tu reprendras le travail, pourquoi penses-tu que tu auras besoin de t’en servir ? Tu penses vraiment que tu vas tirer ton lait ? Pourquoi faire ? Ce fameux biberon que doit donner le papa ? Le papa n’en aura rien à faire de cette idée-là, il préfèrera donner le bain (c’est mieux que de changer les couches, à choisir…). Tu essayeras de tirer ton lait. Parce que le pédiâââtre aura prétendu que c’était important. Tu n’arriveras jamais à lui faire dire pourquoi il faut absolument que ton bébé de 3 mois sache boire au biberon. « Au cas-où » : tu apprendras plus tard qu’il n’y a pas beaucoup de raisons qui auraient pu te faire arrêter le sein brutalement. Tu vas par contre finir par arrêter brutalement d’aller voir ce con de pédiatre.

INTER BABYPHONE SIMPLY CAR : tu as voulu le prendre parce que tu vas partir en vacances, que tu ne seras pas tout le temps tout près comme dans ton tout-petit appartement. Tu t’en serviras trois fois et il servira ensuite de faux-téléphone à ta fille. Un peu cher le faux-téléphone (quand une calculatrice à 2€ fait l’affaire !)

PORTE BÉBÉ ORIGINAL NOIR RAYURE : Oh, un Baby-B*jorn, mais ‘fallait pas ! Parce que tu prévois de prendre l’avion, c’est ça ? On t’a prêté une écharpe mais tu ne sais pas faire, ça fait quand même peur ces histoires de nœuds, là… Tu achèteras peu de temps après un meï-taï que tu mettras longtemps à oser utiliser : « mais… elle va tomber !« . L. te dira très gentiment que c’est pas très physiologique comme portage… Tu te sentiras un peu mal mais tu seras contente qu’elle te l’aie dit. Si j’avais pu te conseiller à l’époque je t’aurais dit de prendre un sling, ça t’aurait bien plu avec ton tout-petit-bébé que tu ne peux jamais poser. ça aurait pu te permettre de voir que tu n’avais pas perdu toute ta liberté. Juste la majeure partie. Et puis pour après, si tu avais voulu un pré-formé, je t’aurais dit d’en essayer plusieurs : le Manduca ne te conviendra jamais mais tu aimeras beaucoup le Boba.

AMIS DU BAIN : le lot comprend des poissons, canards et aussi un lapin aquatique. ça te fera rire même longtemps après ! Impossible de bien les laver quand même, ça pourra cracher de l’algue, beurk.

BALLES DE JEUX x75PCS : tout le monde en a trop, c’était pas vraiment la peine de les acheter (comme beaucoup que tu n’oseras pas au début acheter d’occasion). La puce s’amusera bien avec dans sa piscine à balles.

BAVOIR BANDANA ANGEL LACE – BAVOIR BANDANA CROSSEYED JOLLY – BAVOIR BANDANA PETIT ROYAL : tu ne t’en serviras jamais mais ils te serviront à draguer S. qui crache beaucoup sur sa maman et à qui tu les prêteras. Elle sera par la suite éternellement amie avec toi, ça valait le coup !

DOUDOU VACHE JOLIS PAS BEAUX : pas de doudoux pour ta fille, ça ne l’intéressera jamais. C’est toi le doudou, elle n’aura jamais besoin de transférer quoique ce soit sur un morceau de tissu. Après 2 ans, elle s’amusera avec ses peluches, inventera plein d’histoires avec.

MATELAS BAMBOO 60×120 – DRAPS HOUSSE JERSEY 60×120 BLANC – DRAPS HOUSSE JERSEY 60×120 PERLE – DRAPS HOUSSE JERSEY 60×120 TAUPE : sympa les couleurs, ça claque ! Le lit était presque de trop les premiers mois premières années mais ça, tu ne peux pas le concevoir maintenant, le cododo, tu crois que c’est ultra-dangereux.

LA PIEUVRE MUSICALE MULTICOLORE : il a l’air génial ce truc mais les pattes de la pieuvre sont bien trop dures pour que ton bébé en fasse sortir un son. Ou alors si, s’il tombe dessus. Sinon, tu pourras jouer dessus toi-même vu que tu ne fais plus de guitare.

VEILLEUSE LUTIN VIOLET : tu imagines ta fille utilisant sa veilleuse pour aller faire pipi la nuit. A deux ans et quelques, elle ne se lèvera pas pour faire pipi la nuit (elle aura encore une couche). Elle se lèvera pour venir dans TON lit et elle n’aura pas besoin de veilleuse pour ça. Mais tu t’en serviras toi pour les tétées nocturnes.

TRANSAT GRIS VERT : tu vas t’en servir deux fois. Ton bébé n’aimera pas être ailleurs que dans tes bras. Et c’est normal !

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A relire cette liste je me dis que vraiment j’ai acheté et fait acheter trop de choses. Qu’on n’a vraiment pas besoin de grand’chose avec un tout-petit. Mais que ça nous rassure ! On fait bien comme-il-faut pour accueillir notre enfant, il aura une belle chambre !

Hey, Marie, tu sais quoi ? Ta fille elle n’aura sa chambre qu’à deux ans passés, elle n’en a jamais eu rien à faire de toutes ces choses. Ce qui est important pour elle c’est toi, et son papa et ses copains et copines, et ses grands-parents, et tout son cercle de gens autour d’elle.

Tu as cru que ça te préparerait de préparer le matériel. Hé bien que dalle ! Rien ne t’a préparé à ce gigantesque chamboulement qu’a été l’arrivée de ta fille. Et tu ne savais même pas que tu pouvais aimer à ce point…

Grandissons fait sa rentrée… En douceur !

Voilà, les articles vont revenir, nouveaux et frais, billets d’humeur, jailule livre, réflexions, témoignages, recherches… C’est pour bientôt. D’ailleurs, n’oubliez pas que si vous souhaitez partager un de vos écrits avec nous, vous pouvez nous l’envoyer sur grandissons at free.fr pour publication sur notre blog !

Pour vous qui nous lisez mais n’êtes pas dans le 06, envoyez-nous vous aussi dès à présent un mail pour recevoir chaque mois les liens de nos nouveaux articles.

Et vous tous, rejoignez-nous sur le forum de Grandissons, ouvert à toute heure aux parents qui ont envie de discuter.

Là, l’équipe de Grandissons est en train de reposer délicatement ses pieds sur terre. Elle court après ses enfants, ses cartons, elle lit et dévore les livres qu’elle partagera bientôt avec vous, elle organise de nouvelles rencontres pour les familles du 06 (découvrez la page Sortons et notre agenda)… mais elle vous dit à très bientôt sur le blog de Grandissons !

Le Concept du Continuum

Par Marie

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Qu’est-ce donc que ce livre dont j’entends parler en ce moment ?

A force d’entendre parler d’un livre, on finit par avoir très envie de le lire. Surtout quand ce livre est cité comme « à l’origine de truc » ou « ayant inspiré machin » et qu’on se sent en devoir de constituer une belle bibliothèque de livres sur la parentalité (1).

Première surprise : c’est un vieux livre ! La première édition date de 1975 (2006 pour la traduction en français).

L’auteur de ce livre, Jean Liedloff, a quitté New-York à sa majorité pour visiter l’Europe. Elle parle de sa recherche d’harmonie, citant à plusieurs reprises un souvenir d’enfance lié à un lieu bien particulier (la Clairière). Elle se retrouve un peu par hasard (mais avec grand bonheur) en route pour la jungle d’Amérique du Sud et rencontre un peuple d’indien appelé Yékwanas.

Elle séjournera chez eux pendant deux années et demie (en 5 fois).

Les indiens Yékwanas vivent dans une ambiance très détendue : en particulier, elle est marquée par le fait qu’il n’y a chez eux pas de violences, aucun mot signifiant « travail » tel que nous l’entendons et que les enfants sont laissés très libres de leurs faits et gestes.

Dès le premier contact, elle perçoit la nécessité pour elle de désapprendre et de se débarrasser de ses préjugés. Peut-être que ce peuple a l’air si heureux parce que ses enfants sont élevés d’une certaine manière ? Voilà le postulat de cet ouvrage : l’humanité ne serait-elle pas plus heureuse si elle respectait son continuum ? (le sous-titre de l’ouvrage est « à la recherche du bonheur perdu« ).

 

Le concept de continuum

« Pendant deux millions d’années, même s‘il appartient à la même espèce d’animal que l’homme d’aujourd’hui, l’homme fut une réussite. […] Depuis qu’il s’est écarté du style de vie auquel l’évolution l’avait naturellement adapté, il y a quelques millions d’années, il a non seulement bouleversé l’ordre naturel de toute la planète, mais il a aussi réussi à faire tomber dans le discrédit ce bon sens si développé qui avait guidé son comportement jusqu’alors. La plus grande partie de ce bon sens n’a été compromise que récemment, lorsque nos dernières compétences instinctives ont été déracinées et soumises au regard dépourvu de compréhension de la science. »

L’homme serait dans l’attente de certaines choses ou comportements rendus nécessaires par son évolution. En leur absence, le sentiment de perte en résultant est très fort.

« Le continuum humain peut-être défini comme un enchaînement d’expériences qui correspondent aux attentes et tendances de notre espèce, dans un environnement de même logique que celui où sont nées ces attentes et tendances. Cela implique un comportement adéquat vis-à-vis des autres acteurs dans cet environnement, et une attitude appropriée de ceux-ci envers vous. »

En particulier, le bébé traverse une phase « dans les bras » obligatoire (jusqu’à 9 ou 12 mois) où il a fréquemment besoin de se rassurer au contact de sa mère (ou d’autres personnes qui s’en occupent).

De nombreux parents pensent qu’en accordant à un enfant ou à un bébé trop d’attention, il ne pourra pas trouver son indépendance. Ils sont persuadés que le porter sans arrêt diminuera sa confiance en lui. Nous avons déjà vu que la confiance en soi est atteinte après l’accomplissement de la phase dans les bras. 

Peu importe la personne qui s’en occupe, il faut lui demander de le porter.

Ce qui ne va pas dans notre société

Ainsi, l’auteur pense que le fait de ne pas entendre ses enfants, en particulier de ne pas répondre à leur besoin de proximité, est à l’origine de bien des maux dans notre société (elle citera la drogue, l’alcool, la recherche du pouvoir, etc.) :

« Les expériences manquées de la phase dans les bras, les lacunes résultant d’un manque de confiance en soi, ainsi que son indicible état d’aliénation, le conditionneront et l’influenceront au fur et à mesure qu’il grandira au bord du gouffre ou un riche sens de Soi aurait pu éclore. »

Elle parle également de la notion d’attachement et de sa nécessaire mise en place dès la naissance de l’enfant (simplement en… laissant le bébé avec sa mère !) :

« Que se passe-t-il si on empêche l’attachement d’avoir lieu […] Apparemment, le stimulus d’attachement, s’il n’est pas satisfait par la rencontre tant attendue avec le bébé, cède la place à un état de deuil. […] Lorsque le stimulus est laissé sans réponse, les forces du continuum supposent qu’il n’y a pas de bébé et que l’élan d’attachement doit être annulé. »

Au sujet des punitions et récompenses (2)

« Les procédés familiers de louange ou de blâme jettent le désarroi parmi les intentions des enfants, surtout des plus petits. Lorsqu’un bambin fait quelque chose d’utile, s’il s’habille lui-même, nourrit le chien, ramène un bouquet de fleurs des champs ou fabrique un cendrier en terre glaise, rien n’est plus décourageant pour lui qu’une expression de surprise envers son « bon » comportement (c’est-à-dire social). Des exclamations du genre « oh, quelle gentille fille ! » « Regarde ce que Georgy a fait tout seul !« … impliquent que son comportement social n’était ni attendu, ni caractéristique de lui, ni habituel. »

La critique envers la manière « traditionnelle » (en Occident) d’élever ses enfants est féroce (3).

« Nous avons l’impression de posséder nos enfants et donc d’avoir le droit de les traiter comme nous le souhaitons, à exception de les maltraiter ou de les tuer. Voilà un autre obstacle au continuum. Il n’existe pas de loi qui préserve les enfants d’être torturés de désir et d’être abandonnés à leurs pleurs. Leur condition d’homme ne suffit pas à leur attribuer ces droits et ne les empêche pas de souffrir de la cruauté de leurs semblables. Peu importe si leur tourment porte préjudice à leur épanouissement. » (4)

« La tradition a laissé le traitement des enfants à la discrétion maternelle. Mais une mère a-t’elle le droit de négliger son enfant, de le frapper parce qu’il pleure, de le nourrir quand elle en a envie et non pas quand c’est lui qui réclame ? A-t’elle le droit de le laisser souffrir seul dans une chambre pendant des heures, des jours et des mois, alors que sa nature veut qu’il soit auprès d’elle ? »

« […] De plus, je crois sincèrement qu’à partir du moment où une maman sert le continuum de son bébé (et donc aussi le sien), son instinct déstabilisé par sa culture se réaffirmera et retrouvera ses motivations naturelles. Elle ne voudra pas déposer son bébé. Ses pleurs parleront directement à son cœur, non bafoué par une quelconque école de pensée à propos de l’éducation des enfants. »

Ce qu’il faudrait faire

Elle admet la difficulté dans laquelle se trouvent les parents (et ceux qui voudraient élever leurs enfants proche de leur continuum).

« Prenons une situation très simple du monde civilisé : une mère pourrait très bien accomplir les taches ménagères en compagnie de sa petite fille libre de pouvoir balayer à l’aide d’un petit balai, prendre les poussières, aspirer (si elle parvient à manipuler l’aspirateur) ou faire la vaisselle debout sur une chaise. Il est pratiquement impossible qu’elle asse une assiette ou qu’elle tombe de la chaise à moins que sa mère ne lui fasse comprendre clairement qu’elle s’y attend. » (5)

« Evidemment, il est difficile de transposer les leçons des Yékwanas par rapport au continuum pour qu’elles puissent améliorer de nombreux aspects de notre vie civilisée si différente. Je crois que l’étape la plus importante à franchir est de se dire qu’il faut rester le plus proche possible du continuum. Pour découvrir les manières d’y parvenir, il suffit en grande partie d’utiliser son bon sens.

Une fois qu’une maman réalise que porter son bébé pendant les six à huit premiers mois crée la confiance en lu, jette les bases de son intégration dans la société et fera de lui une personne coopérante et heureuse durant les quinze à vingt ans qu’il passera à la maison, elle prendra la « peine » de le porter en faisant son ménage ou ses courses.

Je suis convaincue que la très grande majorité des parents aiment vraiment leur enfant mais qu’ils le privent d’expériences essentielles à son bonheur car ils ignorent ce qui le fait souffrir autant. S’ils comprenaient l’agonie de leur bébé laissé en pleurs dans un berceau, son terrible désir, les conséquences de cette souffrance, les conséquences des lacunes sur le développement de la personnalité et son potentiel à bâtir une vie heureuse, je ne doute pas un seul instant qu’ils feraient tout pour l’empêcher de rester seul, même une minute. »

Sur la présence des enfants dans l’espace public (6)

« Les enfants devraient pouvoir accompagner les adultes presque partout où ils se rendent. Cela est presque toujours impossible dans une culture comme la nôtre ou les écoles et les enseignants pourraient plutôt apprendre à mieux tirer profit de la tendance des enfants à imiter et à exercer leurs aptitudes spontanément et non quand on leur « apprend » »

En conclusion

L’ouvrage s’inscrit parfaitement dans le mouvement hippie (retour à la nature, pacifisme, liberté, etc.) et s’il s’annonce presque comme une théorie, il est loin d’en avoir la rigueur. Cela sonne un peu « c’était mieux avant », à bas la science et toutes les choses du même acabit. De plus, il possède le côté « spam » (7) de quelques livres américains : du genre « si vous lisez ce livre, vous serez béni sur 1000 générations » avec à l’appui le témoignage de personnes dont il a changé la vie. Personnellement, ça a tendance à m’agacer. Cependant, si je recule un peu pour regarder le message global de ce livre, il est vrai qu’il apporte quelque chose de nouveau. Un autre regard, un début d’explication.

Oui, je pense que cet ouvrage est important et il résonnera différemment en chacun de nous.

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(1)    La liste de nos ouvrages (pas tout à fait à jour) : http://grandissons.org/?page_id=212 (celui-ci est donc dedans)

(2)    On en a parlé il y a peu et notamment dans le précédent PEPS http://pepsmagazine.com/store/products/numero-7-avril-mai-juin-2014/

(3)    A la mesure de ce que nos enfants subissent ? Je vous épargne d’ailleurs la description d’un « endormissement en pleurs » vu du côté de l’enfant…

(4)    Dans « le prophète » de Khalil Gibran : http://www.poesie.net/gibran1.htm

(5)    Une mère et sa fille, bien sûr. Cet ouvrage ne dit rien de la différence d’éducation selon le sexe. Ou plutôt, il décrit les différences faites chez les indiens sans rien en conclure.

(6)    Lire à ce propos cet excellent article : http://lesvendredisintellos.com/2014/06/07/territoires-denfant-territoires-dadultes-a-qui-appartient-lespace/

(7)    https://www.youtube.com/watch?v=anwy2MPT5RE of course

Entre 1 et 13200

(ou la voix du milieu pour les puzzles)

Par Marie

On commence tous les puzzles par les 1 pièce en bois. C’est d’abord trop difficile pour l’enfant et puis tout d’un coup, cela devient trop facile et on a l’impression que c’est sans passer par la case intérêt. En fait, le marmot peut s’en amuser quand même longtemps. Mais… quelle est l’étape suivante ? Il semble qu’on ne puisse avoir en magasin que 1 ou 13200 pièces (bon disons 25 déjà) : l’intervalle paraît infini ! (le premier qui me dit qu’il l’est…)

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Je vais vous raconter ce qu’on a trouvé pour la puce après pas mal de recherches.

Tout d’abord, il y a des dérivés du « en bois » qui sont très intéressantes, nous avons par exemple le puzzle de plusieurs pièces (souvent un personnage) mais aussi le puzzle-pêche à la ligne qui renouvelle un peu le plaisir :

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Ensuite, on a voulu essayer des puzzles de 2, 3, 4 pièces pour y aller très progressivement (l’objectif étant je vous le rappelle les 13200 pièces à plus ou moins long terme). On a trouvé différentes variantes et en premier lieu les puzzles de 2 pièces qui jouent sur les associations :

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Celui-ci convient spécialement bien à la puce et à son besoin d’ordre en ce moment « il est où le bébé ? » (et il doit être avec son parent bien sûr : papa ou maman d’ailleurs, c’est variable selon les moments et les animaux). Cette forme existe avec plusieurs déclinaisons (couleurs, contraires, habitats, lettres, etc.). On a aussi trouvé (dans un bazar) des puzzles de 2 et 3 pièces, très simples et qui permettent d’introduire le concept de « pièce supplémentaire » (oui, les animaux, on aime bien) :

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Enfin, on a déniché pour finir une boîte de trois puzzles de 4, 6 et 9 pièces (avec des ours, bonheur !) chez Djeco, collection « Primo-puzzle ». On en est là : la louloute de 27 mois a hâte de savoir faire le panda et commence à faire l’ours blanc (4 pièces).

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Je serai curieuse de savoir ce qu’en disent les parents d’enfants plus grands !

 

 

 

Le grand test de l’été : dis-moi quel parent tu es, je te dirai la météo des plages

Par Lise

Chers parents d’enfants de tous âges, voici notre grand questionnaire de l’été. Nous vous serons reconnaissantes de nous laisser ci-dessous certaines de vos réponses, ou commentaires, ou réactions, ou réflexions, ou tout ce que ce questionnaire aura provoqué en vous ! Gardez toutefois à l’esprit que nous n’avons voulu insinuer aucun jugement ou critique à travers ces questions, qui ont pour tout objectif d’inspirer la réflexion, et certainement pas de provoquer des coups (de soleil, bien sûr !) Allez, c’est l’été, allongez-vous confortablement, mettez vos lunettes de soleil spéciales introspection et…

vacances

Selon vous, quel est le besoin primordial pour un enfant :

  1. Des règles et des limites.
  2. De la liberté.
  3. De l’amour.

 

Et pour un parent :

  1. De l’amour.
  2. De la liberté et du calme.
  3. Aucun.

 

Qu’est-ce que vous aimeriez obtenir de vos enfants :

  1. La volonté de toujours comprendre, discuter et échanger avant d’obtempérer.
  2. La compréhension et l’exécution des règles primordiales de sécurité, la capacité à chercher un consensus pour les autres règles.
  3. L’obéissance à ce que vous leur demandez.

 

Pourquoi ?

  1. Les enfants sont comme les adultes, ils savent mieux que quiconque quels sont leurs besoins.
  2. Les enfants sont des personnes à part entière, qui ont besoin d’être soutenus, conseillés, rassurés par les adultes, et guidés pour s’adapter à leur environnement et à la société.
  3. Les enfants ne savent pas ce qui est bon pour eux, ils doivent se plier aux demandes des adultes pour pouvoir se développer correctement, sans alourdir les exigences de la vie quotidienne des parents.

 

Quelle est la place que vous voudriez laisser à l’échange, à la discussion, à la communication avec votre enfant ?

  1. Assez peu, d’une part parce que les jeunes enfants ne comprennent pas grand-chose, d’autre part parce que si on doit tout discuter, on n’est pas sorti de l’auberge.
  2. Je lui parle comme à un autre adulte, puisque j’estime qu’il peut tout comprendre.
  3. Une place primordiale dès ses premiers jours, car l’enfant comprend très tôt bien davantage que ce qui semble, et que l’échange, y compris concernant les règles, les désaccords ou les obligation des uns et des autres, est la base d’une relation solide et réciproquement respectueuse, quel que soit l’âge de l’enfant ou de l’adolescent.

 

A long terme, quelle est la chose la plus importante que vous voulez donner à votre enfant :

  1. La possibilité de réaliser tout ce qu’il voudra quand il voudra sans souffrir de barrières et sans se préoccuper des qu’en dira-t-on.
  2. La capacité de se fondre dans la société, de savoir obéir sans souffrir.
  3. De bonnes capacités d’adaptation, tout en épanouissant sa personnalité et la possibilité de s’exprimer et de s’opposer, ainsi que de garder du recul par rapport à son quotidien. Autour de cela, l’empathie et le respect d’autrui.

 

Pourquoi ?

  1. Le monde est dur, et il est important de le savoir et de s’y habituer très tôt.
  2. Réussir à trouver sa place et son bonheur dans la vie telle qu’elle est nécessite de s’y intégrer tout en sachant rechercher à titre individuel ce qui est important pour soi.
  3. La société est pourrie, mieux vaut s’en détacher pour se créer une vie meilleure.

 

De quelle manière aimeriez-vous arriver à ces objectifs ?

  1. En exerçant l’autorité qui me revient de droit en tant que parent, y compris cris, punitions, corrections…
  2. En offrant mon regard bienveillant.
  3. Par le dialogue et l’explication.

 

Quelle est votre plus grande crainte ?

  1. Que ma relation avec mon enfant se dégrade.
  2. Que mon enfant échoue dans la vie, voire entre dans la délinquance.
  3. Que mon enfant ne se sente pas épanoui et manque de confiance en lui et en la vie.

 

Quel est votre sentiment par rapport à la manière dont vous exercez votre parentalité ?

  1. J’ai l’impression de sans cesse tout redécouvrir, et pour cela j’éprouve le sentiment de lire et d’échanger avec d’autres parents pour me conforter dans mes choix et me questionner sans cesse.
  2. J’ai peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas offrir à mon enfant tout ce qu’il mérite, qu’il ne trouve pas en moi ce dont il a besoin.
  3. Ma manière d’agir est proche de celle que mes parents ont employée avec moi. Ça ne m’a pas tué, j’estime même avoir plutôt réussi, donc je ne me suis jamais vraiment posé la question.

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Si vous avez une majorité de chiffres entre 1 et 3 (2 inclus) :

Parmi ces questions, laquelle ne vous étiez-vous jamais posée ? Laquelle au contraire vous paraît primordiale ? Etes-vous certain que la réponse à cette dernière justifie toutes vos autres réponses ? Seriez-vous prêt à tenter « juste pour voir » de changer le regard que vous portez sur votre enfant ? Parvenez-vous dans votre vie de tous les jours à agir en fonction des réponses que vous venez de donner ? Cela vous satisfait-il pleinement ? Avez-vous déjà songé à essayer de « faire autrement » ? Le souhaitez-vous ?

Jeu n°1 : pendant quelques heures (ou plus !), faites semblant d’avoir répondu autre chose aux questions (choisissez soit au hasard, soit selon votre curiosité !) et voyez ce que cela peut évoquer dans votre façon de voir les choses.

Jeu n°2 : recherchez un souvenir de votre enfance ou vous avez été en conflit avec vos parents. Essayez de vous souvenir de ce que vous avez ressenti, de ce que vous vous êtes dit à ce moment-là. Vous pouvez éventuellement essayer de vous mettre une fois à la place de votre enfant en vous.

Annonce : Cherchons parents volontaires pour mutualiser la garde de nos enfants

[Cette annonce ne vient pas directement de l’association Grandissons mais de deux de ses adhérentes et nous soutenons leur initiative !]

Nous sommes deux familles, chacune avec une petite fille de deux ans et demi, que nous avons décidé de ne pas scolariser, pour l’instant du moins et de les garder nous-mêmes.

Nous sommes à la recherche de parents qui se trouveraient dans une situation similaire, et avec qui nous pourrions nous entendre pour mutualiser la garde de nos enfants, de façon à ce qu’ils conservent un lien social, et que chaque parent puisse « souffler un peu » !
Si vous aussi vous gardez votre enfant l’année scolaire prochaine et que vous seriez intéressé-e pour vous regrouper, contactez-nous !
1ère rencontre pour faire connaissance : dimanche 3 août à partir de 17h à la Colline du château à Nice. Appelez-nous une fois sur place pour se retrouver !
Notre démarche éducative : la parentalité positive ! Sans punitions, sans tapes, sans mise au coin, mais avec beaucoup d’échanges et de discussion avec les enfants pour une ambiance conviviale.
Organisation : par équipes de 2 parents minimum, avec un roulement pour « libérer » chaque jour 1 ou 2 parents qui le souhaitent suivant le nombre de participants.
Participation : bénévolat
A bientôt !

Ariane et Sara

 

 

Ariane Küttel et Stéphane Leinen ariane.kuttel@gmail.com
Sara Viloteau et Laurent Giorgi sara.viloteau@gmail.com
 

La sélection de livres jeunesse d’Ariane

Par Ariane
Ma fille a deux ans et demi, et je lui lis des livres depuis sa naissance. Elle grandit avec eux, les appréhende de façon différente au fur et à mesure qu’elle évolue, et comme pour les jeux, peu importe l’âge minimum qui est écrit sur l’ouvrage : à chaque âge et chaque période ses plaisirs, ses peurs, sa compréhension, sa perception.
Le monde merveilleux des livres permet de stimuler l’imagination, d’affronter et de sublimer ses émotions, comme les peurs, de partager avec ses parents ou autre lecteur de l’histoire. Il crée un imaginaire vital pour l’enfant, et crée des amours qui durent toujours, si comme moi vous frissonnez encore de plaisir en relisant les histoires de votre enfance !

Voici une sélection, évidemment non exhaustive, des préférés de ma fille… et sa mère 😉

 

La petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête
Un classique ! Une petite taupe reçoit une crotte sur la tête en sortant de son trou, et elle enquête pour découvrir le coupable. Un livre plein d’humour, et un des préférés de ma fille (elle le connaît par cœur).
Petite taupe
Petit Dernier – Drôle de Printemps
 
Je recommande tous les albums de Petit Dernier. Ils sont intelligents, drôles, et non-sexistes, ce qui est assez rare pour être souligné. Les personnages de la famille Crumpet sont attachants et les enfants adorent suivre leurs aventures.
Petit Dernier
Le livre à compter de Balthazar

Je suis – et ma fille aussi – une inconditionnelle de Balthazar. Ce livre-ci est un des premiers que j’ai achetés pour elle, je trouvais les dessins magnifiques et doux, et finalement je les ai tous… J’aime aussi beaucoup le Noël de Balthazar, pour la vision plus solidaire du partage de cadeaux.
Balthazar
 
La Princesse Rose-Praline, la Princesse et le Dragon et Dînette dans le tractopelle
Les éditions Talents Hauts sont non-sexistes, ce qui est déjà un bon départ. Leurs publications sont toujours drôles, intelligentes, sources de réflexions. Les livres que j’ai mentionnés ci-dessus sont les préférés de ma fille, qui ne connaît que des princesses comme Rose-Praline et Elisabeth (avec le dragon), battantes, intelligentes, et indépendantes. « Dînette dans le tractopelle » dénonce finement les jouets sexistes, et encourage la mixité des jeux.
Princesse Rose-Praline
Princesse et le dragon
Dînette dans tractopelle
Le loup qui voulait changer de couleur
Un loup (personnage héros d’une longue série d’albums) n’aime pas sa couleur et veut en changer, il en essaie donc plusieurs avant de se rendre compte que finalement, la sienne n’est pas si mal. Une jolie histoire (qui fait bien rire ma fille) sur la diversité.
Loup qui voulait changer de couleur
Nénègle sur la montagne
Un des premiers livres offerts à ma fille, sur l’anticonsumérisme et la liberté : Nénègle est en haut de la montagne avec un tas d’affaires : tétine, jouets,… Il va tout lâcher et s’envoler.
nénègle
Le livre qui parlait toutes les langues
Un livre (fourni avec CD) à lire dès deux ans (selon moi) mais auquel il est probable que l’enfant ne s’intéresse vraiment que bien plus tard. Une histoire est racontée à chaque page en français et en une autre langue. Pour l’enfant, c’est une façon de découvrir très tôt la richesse des langues et l’existence de tant de façons de communiquer dans le monde.
Le livre qui parlait toutes les langues
 
Noémie la petite fourmi
Julos Beaucarne, chanteur poète, a écrit un livre (fourni avec CD) sur une fourmi amie d’une petite fille. Une histoire de rêve et de magie.
Noémie la petite fourmi
L’arbre sans fin
Claude Ponti est un conteur bien connu et merveilleux pour les enfants. Ce livre est un récit fantastique avec des personnages qu’on croirait sortis d’Alice au Pays des Merveilles, très utile aussi pour appréhender la mort.
Arbre sans fin
Le cauchemar dans le placard
Ma fille me le réclame chaque jour ! Un cauchemar se cache dans le placard et l’enfant, au début terrorisé, puis belliqueux, finit par le prendre dans son lit. Cette histoire permet à l’enfant de prendre de la distance avec ses peurs.
Cauchemar dans le placard
Le Trésor de l’Enfance
Un recueil d’histoires que je trouve toutes formidables, pour tous les âges, de la naissance à une dizaine d’années, on y retrouve des classiques comme le Chat Botté, le Petit Prince, Pierre Lapin, des auteurs habitués de l’enfance comme Claude Ponti ou Roald Dahl, Kipling… un vrai bonheur pour piocher des histoires selon l’humeur du moment.
Le Trésor de l'Enfance
Au revoir Blaireau
Un classique sur le thème de la mort, utilisé par les psychiatres avec les enfants, dans les écoles et par beaucoup de parents. Ce livre m’avait beaucoup aidée à accepter la mort quand j’étais petite, l’histoire et très poétique et toute simple.
Au revoir blaireau
Couleurs
Pour l’apprentissage des couleurs, bien sûr, mais aussi un livre interactif que l’enfant adore manipuler.
Couleurs

 

[On attend les vôtres !]

 

 
 
 
 

La pâte à patouille

Par Fred

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A tous les repas au moment du yaourt, ma puce met ses doigts dedans, et patouille avec, ce que je trouve énervant, parce que je n’aime pas qu’elle joue comme ça avec de la nourriture.

Ce soir je décide de lui proposer de faire une première séance de pâte à patouille (de la Maïzena et de l’eau).

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Je ne comprend pas pourquoi je ne lui ai pas proposé cette activité avant, elle a joué avec jusqu’à qu’il n’y ait plus de pâte dans son bol. Elle a d’abord mélangé l’eau avec la Maïzena, puis transvasé la pâte d’un récipient à l’autre, puis regardé le « gros fil énorme » couler plus ou moins vite.

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Elle a ensuite pu toucher la pâte qui est dure selon comment on la prend puis liquide puis elle l’a goûté, et enfin la pâte a séché à force d’être manipulée et s’est retransformée en farine.

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Une super expérience à refaire sans modération !

La pomme rouge

Par Marie

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Un livre pour enfant de… 60 pages ! Est-ce bien raisonnable ? Mais oui !

C’est une histoire toute tendre : une petite fille appelée Natchan voudrait manger la belle pomme rouge qu’elle a apporté en haut de la colline mais… la pomme lui échappe et se met à rouler tout en bas ! Heureusement, elle va être aidée par un lapin, un écureuil et même un ours. Ouf !

L’animation est soignée et très dynamique (voyez par exemple la grenouille qui prend peur et s’enfuie, manquant même de sortir de la page !).

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L’ensemble est en noir et blanc et rouge (la pomme, forcément). Cela m’évoque c’est autre joli livre : Un jour de lessive de Christian Bruel et Anne Bozellec

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Et aussi bien sûr le ballon rouge, le court-métrage d’Albert Lamorisse en 1956 visible ici : https://www.youtube.com/watch?v=NjDc8v3FVXU

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L’auteur, Kazuo Iwamura, est japonais et a également produit une série de plusieurs livres sur la famille souris. Voici une vidéo d’une libraire qui nous parle de cette série :

(Je ne suis cependant pas d’accord avec le texte de la vidéo qui recommande ce livre à partir de 4 ans, on peut commencer à le lire/regarder/commenter bien plus tôt)

Il plaît à tous les enfants à qui j’ai eu l’occasion de le lire (même en lecture de groupe, voir ci-dessous).

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A la journée de l’environnement à Cagnes-sur-Mer, atelier Allaitons-Jouons-Lisons, le 5 juin 2014 

Quant à ma louloute, elle a découvert ce livre à la bibliothèque municipale, comme le dernier que je vous avais présenté (de Kevin Henkes) et là aussi, on l’a acheté pour nous ensuite. Son papa fan de mangas (il regarde régulièrement Naruto) le lui lit en y intégrant des mots en japonais (« Matte ! » pour « attends ! » par exemple).

Et encore une vidéo pour terminer, d’un enfant qui lit (presque tout seul) la pomme rouge :