Archives du blog

Protégeons nos enfants en voiture

Par Barbara D.

Avec l’arrivée d’un enfant, les nouveaux parents apprennent un nouveau vocabulaire et doivent prendre des décisions qui paraissent faciles au départ mais quand on s’y intéresse de plus près, on se rend vite compte que cela n’est pas chose aisée. C’est le cas par exemple lorsqu’il s’agit de choisir un siège auto.

Entre la famille qui donne son opinion, les amis ayant déjà des enfants qui souhaitent partager leur expérience, les sites, les blogs, les forums, sans oublier les magazines qui comparent les sièges autos, et les professionnels dans la vente de sièges auto, les choix sont nombreux et les opinions encore plus divergentes.

Alors comment faire le bon choix ? Comment acheter SON siège auto ? Comment protéger au mieux son enfant ?

A mon humble niveau de maman et spécialiste dans le domaine du siège auto, je me permets de vous donner quelques pistes afin de faire le meilleur choix et d’adopter les bons réflexes qui peuvent parfois sauver des vies.

D’abord le prix. Attention, il ne faut pas forcément se dire que le plus cher est le meilleur et les prix « abordables » sont de mauvais choix. Il est donc intéressant de se pencher sur les crash-tests réalisés (voir liens en bas de l’article (1) «et (2)) avant de se décider pour l’achat d’un siège.

Ce qu’il faut se poser comme questions c’est : «Quel siège auto sera adapté à mon style de vie, à mon modèle de voiture, à mon enfant ? » Et ensuite, «  Comment sécuriser mon enfant lorsque je l’attache dans le siège auto ? »

En effet, l’idéal avant d’acheter un siège auto c’est de l’essayer dans votre véhicule (si cela vous est possible). Vous constaterez ainsi la place qu’il prendra dans votre véhicule et SURTOUT l’inclinaison qu’il aura en fonction de l’inclinaison de votre assise de banquette, un détail non négligeable ! Souvent les parents achètent un siège auto de très bonne qualité mais ont une banquette arrière inclinée et du coup lorsque leur enfant est dos à la route, sa tête part en avant. Ce qui est non seulement inconfortable pour l’enfant lorsqu’il s’endort mais également parfois dangereux pour sa sécurité.

Venir avec son enfant pour l’installer et voir s’il s’y sent bien et si le dos et la tête ont une belle posture serait l’idéal. Il existe des sièges auto pivotant pour soulager le dos des parents, des sièges auto avec bouclier pour les enfants qui ont tendance à s’ôter systématiquement les harnais (et qui sont souvent mieux notés en matière de sécurité) mais surtout les parents devront choisir entre deux normes en vigueur en France actuellement.

L’ancienne norme R44 où le dos à la route est obligatoire jusqu’aux 9 kilos (avec ou sans isofix) et la nouvelle norme R129 (depuis 2013) où le dos à la route est obligatoire jusqu’au 15 mois minimum (en isofix uniquement).

Si vous choisissez l’ancienne norme, attachez CORRECTEMENT le siège auto et laissez votre enfant le plus longtemps possible dos à la route, c’est déjà très bien. En effet, le fait de laisser son enfant dos à la route permet en cas d’accident de réduire la pression sur la nuque de l’enfant. Ne vous dites pas que votre bébé de 4 mois faisant déjà 9 kilos peut passer face à la route. Un bébé de 4 mois n’a pas les mêmes capacités physiques qu’un bébé de 9 mois par exemple. Plusieurs vidéos de crash test le prouvent. Une vidéo de sensibilisation sur le dos à la route est par ailleurs disponible sur internet : https://youtu.be/AxAumBBm-h4 . Cette vidéo permet de constater l’importance de laisser son enfant dos à la route.  (Le dos à la route est 5 fois plus sûr).

De plus, la plupart des coques (Cosy) sont utilisables jusqu’à 13 kg, et sont bien plus sûres que les nacelles, qui ne maintiennent pas les cervicales de bébé en cas de choc.

Si vous choisissez la nouvelle norme, sachez que vous devrez laisser votre enfant dos à la route jusqu’au 15 mois MINIMUM. Il s’agit de la norme I-size. A titre d’exemple, de nombreux pays se sont déjà habitués à laisser leur enfant dos à la route jusqu’aux 4 ans, alors pourquoi pas nous ? C’est une question d’habitude comme de porter une ceinture de sécurité. Et pour ceux qui souhaitent jeter un coup d’œil à leur enfant, sachez qu’il existe des rétroviseurs que l’on accroche sur l’appui-tête arrière. Cette nouvelle norme répond à des critères de performances plus sévères et assure une meilleure protection latérale.

A partir de maintenant (janvier 2017), les rehausseurs avec dossiers sont obligatoires pour les enfants de moins de 10 ans ou pensant moins de 36 kg ou mesurant moins d’1m35.

Ensuite quel que soit le siège auto, il y a des règles à respecter que peu de gens connaissent et qui pourtant peuvent sauver des vies… En France, 2 enfants sur 3 ne sont pas correctement retenus en voiture. Environ une centaine d’enfants blessés et un décès par semaine (source Voiesur avril 2015).

Voici donc quelques petits trucs à connaître :

  • Même si dans la pratique ce n’est pas évident (et j’en sais quelque chose !), enlevez toujours le blouson  votre enfant avant de l’attacher. Le rembourrage du blouson ne permet pas une tension des harnais suffisante pour maintenir l’enfant au siège en cas d’impact. (Prévoyez plutôt des couvertures enveloppantes prévues pour les sièges auto).
  • Les sangles doivent être suffisamment tendues. Il doit rester l’espace de faire passer sa main entre le torse de l’enfant et les harnais, pas plus.
  • Les harnais doivent démarrer au-dessus des épaules de l’enfant et non pas au milieu dans son dos si l’enfant est face à la route, à hauteur de l’épaule ou juste en-dessous s’il est dos à la route.(http://www.securange.fr/bien-installer-son-enfant)
  • Les harnais et la ceinture ne doivent pas vriller.
  • Évitez de laisser des objets sur la plage arrière.
  • L’airbag doit être désactivé si le siège se trouve dos à la route côté passager.
  • Changez de siège après un accident car il y a une possible perte d’efficacité (comme le casque de moto).

Des café-parents sont organisés à l’école des parents de Nice à ce sujet pour les parents qui souhaitent entrer plus dans les détails (https://www.departement06.fr/enfance/ecole-des-parents-2546.html).


Quelques liens utiles :

Casse-tête sur l’appuie-tête

Par Lise

P1000470

Ça y est, ça recommence ! Plus d’un an après en avoir fini avec les choix de poussette, porte-bébé, lit, baignoire, table à langer et toutes ces choses à acheter ou pas, revoilà à nouveau le problème du siège-auto ! (Dans notre cas, c’est aussi tardif car nous avions une coque fonctionnant jusqu’à 13 kg)

Pour tout le reste, emprunts, occasions ou bricolage me conviennent parfaitement, mais dans le domaine de la sécurité, pour moi, les concessions sont hors de question ! C’est ainsi que me revoilà plongée dans les sites comparateurs, les forums et autres articles sur les fameux sièges. Et il y en a !

Pourtant, il faut fouiller un peu déjà pour entendre parler de sièges Rear-Facing (oui, oui, dos à la route, vous avez bien compris !) On tombe facilement sur les crash-tests comparant les sièges existant sur le marché (et prouvant déjà que tous ne sont pas égaux !), mais peu d’entre eux mentionnent les fameux RF, pourtant tellement utilisés… en Suède, où le taux d’accidents est parmi les plus bas d’Europe !*

Eh ! Eh ! J’entends la voix de certains fidèles lecteurs ayant à peine d’achever de lire l’article « les écharpes de portage c’est comme les camping-cars » et s’esclaffant que, décidément, j’y tiens à ce que ma fille ne regarde jamais devant elle. Si, si, pourtant, je vous assure, non seulement elle a une chaise « face à la table » pour manger, mais aussi lorsqu’elle marche, je la laisse avancer dans la direction de ses orteils!

Mais en voiture, en effet, c’est différent. En RF, lors d’un choc frontal, le poids exercé sur la nuque est 6 fois moindre, ce qui est primordial chez le jeune enfant, dont la tête est plus lourde et le cou moins robuste que plus tard. Le risque de blessure grave en voyageant dos à la toute jusqu’à 4 ans est 5 fois inférieur.

Alors certains diront : « Nous avons toujours attaché nos enfants dans leurs sièges face à la route et n’avons jamais eu de problème ». Mais le siège est une assurance « au cas où », n’est-ce pas ? Et le but est qu’il assure « au cas où » l’accident serait grave, et qu’il le fasse au mieux. De même, on pourrait entendre de la génération précédente : « De mon temps, nous n’attachions pas les enfants ! D’ailleurs, nous ne mettions pas non plus notre ceinture, et nous n’avons jamais eu de problème.» Tant mieux. Pourtant, on recense 18 000 tués sur la route en 1972, contre 3 653 en 2012. Et le durcissement continu des normes de sécurité n’est certainement pas étranger à cela. Vous n’êtes d’ailleurs certainement pas sans savoir que la norme a changé au 9 juillet 2013, qui vise à normaliser le système Isofix, durcit les mesures d’homologation par les crash-tests, classe les sièges en fonction de la taille de l’enfant et non plus du poids, et surtout, prévoit le transport des enfants dos à la route jusqu’à 15 mois (contre 9 mois auparavant). Et alors, pourquoi, encore 15 mois seulement, alors que les Suédois l’encouragent jusqu’à 4 ans au moins ? Évolution à petits pas de tortue. Mais vous qui me lisez, ne pourriez-vous pas souhaiter que votre enfant bénéficie dès à présent de ce qui est clairement plus sûr, et sera probablement conseillé dans quelques années ici aussi ?


Notes en bas de la page :

* Tiens, la Suède, encore… Voir aussi : « si j’aurais su… je serais né en Suède »

Statistiques et nouvelles normes : http://service.autoplus.fr/les-sieges-auto-que-choisir/

Un site extrêmement complet sur les sièges auto, et en particulier les Rear-Facing : http://www.securange.fr/#!dcouvrir-rear-facing/cw7t

Statistiques de sécurité routière en Europe : http://www.securite-routiere.org/Fiches/statistiques/statinter.htm

Un forum sur lequel on rencontre plein de gens bien renseignés : http://puericulture.forumactif.com/f8-bebe-en-voiture

Copy Protected by Chetan's WP-Copyprotect.