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Matelas et coques

(Par Floriane R.)

La coque auto est un objet incontournable pour faire voyager bébé en voiture. Il s’agit du moyen le plus sécuritaire de protéger bébé dès la naissance et jusqu’à 18 mois-2 ans selon le poids du bébé (13 kg pour les sièges aux anciennes normes) ou sa taille (selon la nouvelle norme I-size qui entre en vigueur). A noter que, selon cette nouvelle norme, le dos à la route est obligatoire jusqu’à 15 mois. L’association Sécurange, elle, le recommande jusqu’à 2 ans, et l’encourage jusqu’à 4 ans et plus, dans la mesure où le risque de blessure grave est divisé par 5 en cas d’accident.

Choisir une coque sécuritaire, assez vaste pour être utilisée plusieurs mois, composée de matériaux aussi peu nocifs que possibles… peut se révéler une tâche longue, difficile et fastidieuse. Voici les résultats des recherches effectuées par Floriane en ce mois d’avril 2018 (relevons toutefois que  les nouveaux crash-tests de mai 2018 peuvent avoir révélé des modèles qui ne sont pas présentés ici). Pour voir le comparatif, cliquez sur l’onglet « coques » dans le document Excel)

 

Que l’on décide de faire dormir bébé dans un lit à barreaux ou sur un matelas au sol, ou que l’on souhaite l’installer dans son « lit de grand », le choix du matelas a également son importance, en ce qui concerne sa matière, sa densité, les matériaux qui le composent… Pour voir le comparatif de matelas pour bébés et jeunes enfants, cliquez sur l’onglet « matelas » dans le document Excel.

Comparatifs

Ressources : https://www.securange.fr/reglementation-i-size

Vers la nuit

Par Lise

Étendu.

Seul.

Espace sans limite.

Mon corps immensément minuscule se perd dans mes gestes éperdus.

Froid.

Chaud.

Depuis combien de temps ?

Seul.

Les cris s’arrachent de mes poumons, sortent salés de ma bouche, transpercent mes oreilles.

Une éternité. Au moins.

J’appelle. Mes larmes m’aveuglent.

Suis-je à jamais seul ?

Mes bras dans tous les sens, mes jambes au loin.

Il fait trop grand, il fait trop froid, mon souffle me brûle.

Les voix. Les voici. Leurs voix magiques, leur main sur mon ventre.

Le calme aussitôt. Bonheur ! Prenez-moi, réchauffez-moi !

Les voix : « Tu vois bien, ce n’est qu’un caprice. Il s’arrête de pleurer dès qu’on entre… »

Je ne comprends pas.

Déjà, ils s’éloignent.

Dans un intense effort, je leur tends mes bras.

Prenez-moi, prenez-moi, vous qui êtes la chaleur, les mots, le temps, la nourriture, l’existence. Prenez-moi, enveloppez-moi.

La porte se referme.

Obscurité.

Mon souffle à nouveau se transforme et m’étouffe.

Le hurlement de mon corps.

Eternité.

Seul à jamais.

Je n’en puis plus.

Je sombre, l’obscurité m’absorbe.

Personne pour moi.

Je ne suis personne.

Seul.

A quoi bon…

Epuisé.

Seul dans le silence immense d’un temps et d’un espace dont j’ignore les limites.

Silence glacial. Je ferme les yeux.

La voix : « Tu vois, il a bien compris que ça ne servait à rien. Le voilà qui dort. Maintenant, il va faire ses nuits. »

Première Nuit

Par Lise

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Première nuit sans toi. Brusquement, ce soir, tu es partie dormir « dans ton lit de grande fille ». Nous voilà allongés dans une solitude oubliée. Dans le silence se détache en négatif la courbe sonore de ta respiration. Son absence m’assourdit. Pas de petits mouvements endormis, ni de ces petites phrases que tu lâches entre deux sommeils. Ce soir, je n’arrive pas à m’endormir. Ton papa se tourne et se retourne. Tu manques à notre « bateau-lit » dans lequel nous avions pris tous les trois l’habitude de nous blottir nuit après nuit. Comme ces deux années et demi ont passé vite… Les premières nuits ont été éternelles, détournant notre attention de la brièveté réelle que cela aurait, au bout du compte. Oui, j’ai rêvé et attendu le moment où, enfin, je pourrais dormir sans être réveillée une seule fois par tes appels. Mais j’ai pris soin de ne pas oublier combien le temps passait vite et combien les instants blottis dans l’obscurité contre ton petit corps tiède ancré contre le mien étaient précieux. Bien m’en a pris, car désormais tout cela est fini. Tu as trouvé dans ces instants magiques la force de t’envoler et de te passer d’eux. Tu dors paisiblement de l’autre côté de la cloison. Tu n’es pas inquiète, ni déchirée, tu sens autour de toi le lien indéfectible que nous avons construit en navigant vague de tétées après vagues de tétées sur notre merveilleux navire à trois matelots. Demain, aux premières lueurs, tu nous y rejoindras, reposée et gaie, et nous t’embrasserons, fiers de toi. Ce soir, il n’y a que nos deux souffles, que nous étouffons un peu pour être sûrs de t’entendre si tu appelais. « Et tu imagines, quand ce sera sa chambre de grande adolescente qui sera vide ? » Nous nous regardons. Tu n’es pas si loin encore, ce soir, et nous voilà, ton père et moi, sur le pas de ta porte, à te contempler dormir tant qu’il est encore temps.


Edit : ce texte fut écrit le temps d’une étrange parenthèse, qui dura… une nuit ! Un an plus tard, mademoiselle est toujours dans notre chambre, pas décidée à la quitter. Et alors ? En le relisant, je perçois à nouveau combien ceci a peu d’importance. Un jour, elle partira, et tout ce qui compte, c’est qu’elle le fasse avec sérénité !

Bisous dodo de Djeco

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Par Fred

C’est un petit jeux rapide qui peut servir de rituel avant le dodo mais pas uniquement. On y joue à 2 : un joueur et un meneur.
Le but du jeu est de piocher des cartes afin de réussir à trouver parmi celles-ci la carte doudou, celle de l’oreiller et de la couverture du personnage (un garçon ou une fille) qui est sur son petit lit pour qu’il fasse un bon dodo ; mais aussi de chanter des chansons, de se faire des bisous, d’esquimau, de papillon, des chatouilles… des trucs qu’on aime bien se faire quand on s’aime !

La règle est à peu près la suivante : le joueur sort tout le contenu de la boite, et installe l’un des personnage sur le petit matelas côté éveillé (les yeux sont ouverts).

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Il commence ensuite à retourner les cartes une à une jusqu’à retrouver les 3 cartes (doudou oreiller couverture).
Et c’est maintenant que le moment trop bien commence, le meneur prend les cartes retournées par le joueur et inflige au pauvre joueur quantité de bisous de chatouilles, de caresses… jusqu’à ce que toutes les cartes gagnées par le joueur soient épuisées.
Une fois que la pile est épuisée on retourne le personnage sur son matelas, côté endormi, et on se souhaite un bon dodo avant de s’endormir.DSC_0385

Nous aimons beaucoup jouer à ce jeux qui nous a été offert par Mamou qui l’a elle-même connu grâce à la cousine Inaya pour qui ce jeux est un rituel du coucher lorsqu’elle passe des nuits chez ses grands-parents.

Caresse la cheville, et le bébé s’endormira !

 Par Andrea

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D’habitude, c’est vrai, c’est plutôt Maman-loutre qui couche bébé-loutre. Une routine prise vers les débuts de bébé, et qui fonctionne trop bien pour être changée volontairement.

Mais il y a des soirs où ma femme n’est pas là… – enfin, des soirs où le sein de ma femme n’est pas là-et où je reste seul avec la petite loutre. Que faire ?

Option 2 : ne jamais rester seul avec bébé qui ne dort pas… mais quel dommage, pensé-je depuis que j’y ai goûté !

Option 1 : attendre que le sein rentre à la maison en gardant bébé éveillée. Mais mon orgueil de père m’encourage à montrer que je peux être aussi celui qui endort !

Mais que fais-je, alors ?

Après lui avoir donné son bain habituel et avoir joué avec elle au bateau (mais pas trop, pour ne pas que nous nous excitions trop avant de dormir), puis lu une petite histoire, nous allons tous les deux dans nos lits, elle le sien et moi le mien, collés l’un à l’autre, et nous nous allongeons. Alors arrive le moment critique où je dis « Stella, maintenant, il faut dormir ! » Alors, elle regarde autour d’elle, elle trouve son doudou, mais… pas son sein. Brusquement, elle commence à pleurer, désespérée.

Doucement, je l’aide à se rallonger et je commence à lui caresser le visage, en chantant ou en lui parlant doucement pour lui dire que je suis près d’elle et que je resterai avec elle jusqu’à-ce qu’elle s’endorme. Peu à peu, je descends,  lui fais de petits cercles sur le ventre, puis les jambes, et jusqu’aux pieds.

Normalement, ses pleurs s’estompent peu à peu, mais à peine j’interromps mes caresses, elle reprend ma main pour que je continue. Puis, ses sanglots cessent, et elle s’endort, ce que l’on remarque à ses ronflements. Je lâche alors sa cheville, et, sur la pointe des pieds et sans bruit, je quitte la chambre – en souhaitant que le chat n’arrive pas en miaulant, ce qui ne manquerait pas de faire recommencer le processus da capo.

Total du temps nécessaire en moyenne : 20-40 minutes, que je passe près d’elle, lui parlant, m’endormant un peu moi aussi. (Mais il faut bien admettre que son temps d’endormissement en tétant n’excède pas 10 mn…)

Morale de l’histoire : endormir ma fille est possible, agréable par l’échange et nous permet de passer un beau moment ensemble, mais… ça prend du temps !

Amélioration possible : me faire installer une paire de seins !

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