Bulles de Printemps

Par Marie

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Dimanche 30 Mars à Cagnes (parc Rainier III) et dimanche 6 Avril à Nice (parc des arènes de Cimiez), nous vous avons invité à venir faire des bulles avec nous.

On voulait bien sûr faire des bulles de savon (à Cagnes, on a pu tester différents systèmes, voyez plutôt)

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Mais on avait aussi dans l’idée de s’amuser avec des couleurs (*) (Louison en pleine action) !

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Notre recette :

1/2 de produit à bulle (on n’a pas encore testé le « fait maison »)

1/2 de gouache préalablement diluée dans un peu d’eau

Ensuite, la technique n’est pas évidente mais ça fait de jolies choses (et on peut compter sur Mathilde pour éclater les bulles) !

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Voici vos plus belles réalisations à Cagnes (en noir) :

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(en couleurs)

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Et à Nice :

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Merci à toutes et à tous pour ces jolis moments 🙂

 

 

(*) Et les couleurs, il faisait tellement beau, qu’on a aussi pris du rouge sur la peau !

Les enfants ne sont pas des machines à bisous

(De la prise en considération du consentement de l’enfant)

Par Marie

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Nous marchions joyeusement dans la rue, ma fille et moi, elle confortablement calée dans son Boba-d’Amour (1) et moi les mains dans les poches.  « Mettez-lui son bonnet, elle va être malade !!! » Bon alors, non, déjà, on ne devient pas malade de l’absence de bonnet (de même qu’on n’attrape pas le rhume par les pieds) et puis ensuite, de quoi je me mêle ?!

En vrai, j’ai répondu au charmant vieux con monsieur qui m’interpellait ainsi. Je lui ai dit « elle ne veut pas le mettre », le montrant dans ma poche. « Comment ?! répliqua-t-il, mais mettez-le-lui, que diable ! (peut-être était-ce moins joliment dit) ». Moi, expliquant : « c’est qu’elle ne veut pas le garder sur sa tête » (rapport à ce qu’elle ne veut pas le mettre, voyez). Lui, insistant, fort de sa (certaine) connaissance des enfants : « Mais voyons, ce n’est pas elle qui décide ! ». Moi, tentant de lui faire comprendre : « Non, c’est elle qui choisit ! ». Le monsieur est parti en haussant les épaules, pensant que c’est ce qu’il avait de mieux à faire sur le moment. En cela, il n’avait pas tort…

Ne jugeons pas cette personne, il a peut-être souffert de ne jamais porter de chapeaux étant enfant alors qu’il adorait ça. Je ne suis pas contre les discussions impromptues avec des inconnus, fussent-elles au sujet de ma fille mais elles se terminent assez rapidement et chacun reste sur ses positions (ceux qui pensent qu’une (2) enfant est « bizarrement installée » en porte-bébé physiologique ne seront pas convaincus du bien-fondé de son usage en trois minutes). Je n’aime cependant pas les conseils à l’emporte-pièce ni les donneurs de leçons (ou alors de musique).

Je suis persuadée qu’une enfant a le droit de choisir certaines choses et souvent à un âge plus jeune que ce à quoi l’on s’attend. À chaque famille de voir ce qui leur convient. J’avoue que sur le choix des vêtements, j’aime autant proposer deux T-shirts plutôt que de la voir fouiller dans la commode (et puis les chaussettes dépareillées, ce n’est pas mon style à moi (3)). Il ne s’agit pas de choses qui nous éloignent de la sécurité : être attachée ou pas en voiture n’est pas une option de choix, bien évidemment.

Mais surtout, il me semble essentiel de respecter un choix qui touche à l’enfant elle-même, à son corps. Ce corps dont elle commence à peine à percevoir les possibilités, à en concevoir les contours, à en mesurer son appartenance et son individualité… « Le droit de disposer de son corps », ça vous parle, n’est-ce pas ?

Le change, l’habillage, toutes ces choses nécessaires et parfois pénibles passent par une mobilisation (et une immobilisation) du corps de l’enfant et devraient (4) être réalisées au moins avec douceur. Quant au non-nécessaire, je crois que nous pourrions faire plus attention au ressenti et au refus de nos enfants.

On s’est toutes et tous demandé si on allait un jour arrêter d’embrasser notre bébé mais finalement, plus vite qu’on ne le pense, elle se met à parler, à dire oui, à dire non et à refuser certaines choses. Une enfant n’est pas bisouillable à souhait en fait (ou alors, tout juste un tout petit peu quand même, au début, quand leur crâne sent le paradis).

« Non, pas de guilis (5) ! » veut vraiment dire stop, même si nous aussi on s’amuse bien, et même si elle en redemande dans la seconde qui suit. Et finalement, ne pas entendre le « non, pas de câlin ! »  pourtant clamé bien fort peut signifier pour l’enfant qu’elle n’a pas son mot à dire lors d’un contact physique. « Va dire bonjour à tonton » peut signifier pour l’enfant, si elle n’est pas d’accord, subir les bisous baveux d’un vieil oncle qui pique, sent mauvais ou que la môme ne sent pas très net dans son rapport avec elle.

Et cela va plus loin que ça à mon avis…

Passer outre le consentement d’une enfant, qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’elle n’a pas à dire si elle et d’accord ou non lorsqu’il s’agit de son corps à elle ? Vous commencez à voir où je veux en venir… Parce qu’en fait, ces histoires de viols, ça n’arrive pas avec un inconnu dans un parking. Ça arrive le plus souvent avec un brave garçon (le fils de quelqu’un, voyez) qui n’a pas entendu le « non ». En tant que parents, nous pourrions écouter un peu plus les refus de nos enfants mais nous avons surtout un devoir d’éducation à cette si importante notion de consentement (6). Même chez les plus petits.


Les con(sen)tentes notes de bas de page :

(1)    Vous en ai-je déjà parlé ? Si non, assurez-vous lors de notre prochaine rencontre de me brancher sur le sujet du portage,  je ne résisterai probablement pas à l’envie de vous en faire l’article.

(2)    A vouloir mettre un/une ou il/elle, on use le lecteur. J’ai choisi d’accorder au féminin dans cet article parce que c’est grâce à ma fille que je l’écris et aussi pour ça : http://www.cemeaction.be/?p=461 

(3)    Coucou Fraiz !

(4)    … dans la mesure du possible car c’est usant de négocier un change… Et puis ça sent mauvais !

(5)    Ma fille dit « lilis », j’adore.

(6)    Lisez ceci : http://www.acontrario.net/2014/01/30/lutter-viol-education-garcons-culture-du-viol/

 

Le vent dans les langues

Par Lise

Face à la vitre, on voit le reflet du jardin, calme et vert. Mais traversons la fenêtre et passons un peu dans l’herbe pour de vrai, et c’est tout autre chose : le vent vous siffle dans les oreilles, vos pieds se mouillent et tous les sons vous étourdissent.

C’est la comparaison qui me vient à l’esprit après quelques jours passés à l’étranger avec  ma fille. Cette fois, la langue dominante n’est plus la mienne, ni la culture, et je suis corps et âme plongée dans le paysage, dont le vent fait frémir mes volontés pourtant ancrées dans mes convictions.

Et j’entends me souffler à l’oreille :

– Parlez avec votre enfant dans votre langue maternelle, que vous maîtrisez mieux, et qui, dans un premier temps, sera sa langue forte, autour de laquelle il construira son langage. Oui, c’est ce que, de derrière ma vitre, je suis intimement persuadée qu’il faut faire. D’autant que, lorsque je suis en France, entendre quelqu’un parler sa langue avec son enfant ne m’inspire que plaisir et admiration.

– Et puis : parlez avec votre enfant, parlez lui beaucoup, expliquez-lui les situations, échangez avec lui. Ca aussi, c’est une chose précieuse à observer, lorsque je suis derrière ma vitre…

Et me voilà en Allemagne, au parc de jeux, avec ma petite de presque-dix-sept mois. Me voilà un peu seule, un peu isolée, pas toujours sûre de comprendre ce que l’on me dit, ce que l’on dit à ma fille, ou ce que les gens se disent (sont-ils en train de parler de moi ?) Et soudain, je me rends compte que je ne lui parle presque plus, et à voix presque basse. Même, j’aurais plutôt envie de lui parler à l’oreille, ou en allemand, ou n’importe quoi du moment que cela ne crie pas immédiatement à la face du monde que je suis… étrangère. J’ai beau lutter, j’ai du mal à lui parler comme d’habitude. En effet, en le faisant, plusieurs impressions s’imposent à moi :

– j’écarte les autres enfants et parents, qui ne comprennent pas ce que je lui dis.

Et pourtant… Française en France, lorsqu’un parent parle une autre langue à son enfant, je ne me sens pas écartée, je ne ressens que du positif. Mais c’est si facile, depuis « chez soi ».

– je la rends elle aussi incompréhensible, donc « à part ». Par exemple, lorsque je lui suggère de « dire merci », et que sa tentative reste sans retour, qu’elle insiste, mais que personne ne peut saisir ce qu’elle dit… à moins que je ne « traduise », mais alors, c’est elle qui ne comprend pas et me regarde, un peu étonnée.

– je m’isole encore plus, en laissant penser que je ne parle pas la langue du pays, risquant ainsi de décourager qui voudrait s’adresser à moi (et, il faut bien le dire… personne ne le fait, mis à part d’autres allophones !)

– je deviens paranoïaque, tantôt avec le sentiment de parler trop fort si bien qu’on « n’entend que moi », tantôt avec la sensation que les gens me regardent de travers ou parlent de moi.

Par-dessus cela, j’ai aussi du mal à saisir les nuances dans la manière dont les parents se comportent avec leurs enfants. Il me semble qu’ils restent très près de leurs tout-petits, et tendent à ne pas leur laisser échanger jouets et bisous comme j’ai tendance à le laisser faire à ma fille. Est-ce une différence culturelle, est-ce une idée fausse que je me fais, est-ce simplement une différence en cet instant entre ces parents présents et moi ? Je n’en sais rien. Seulement, cela m’ébranle et me fait me poser ces questions qui ne m’auraient probablement pas même effleurées en étant en France. Au point que je m’efforce de les imiter, pour ne pas avoir l’air d’être « celle qui laisse sa fille tout faire parce que ces Français élèvent n’importe comment leurs enfants ».

Bien sûr, je ne me suis pas dit tout cela dans le feu de l’action, mais en rentrant, j’ai ressenti un petit goût amer qui m’a inspiré ces réflexions, d’autant que je m’intéresse beaucoup à cette question de bilinguisme, tout en faisant grandir ma fille (italo-française) dans ce qui est ma langue et ma culture. Toujours est-il que c’est à présent avec une admiration et des encouragements redoublés que j’entendrai des parents parler dans leur autre langue à leur enfant.

Lorsque l’on est « chez soi », on ne se rend pas compte de l’isolement qui s’empare si aisément de celui qui ne vit pas dans le pays de sa langue. Tout est pour lui plus difficile, plus fatigant, plus inquiétant. Tout devient défi dès qu’on ne maîtrise pas à la perfection la langue qui nous entoure : comprendre les mots sympathiques du voisin sans le faire répéter trois fois, finir par sourire en « ayant l’air d’avoir compris », s’habituer  aux comportements différents des gens, saisir tout ce à quoi on n’est pas accoutumé, s’adapter à tout dans la discrétion… et même, faire une recherche sur internet pour trouver des groupes où rencontrer d’autres parents ou d’autres étrangers !

Pourtant, ces difficultés, je les ai rencontrées dans un pays occidental de culture assez proche de la mienne, dont je parle assez bien la langue, où j’ai déjà vécu (mais sans enfant alors), où j’ai des amis… je ne peux qu’effleurer la réalité qui peut être celle de personnes venant de bien plus loin sans en avoir fait le choix, sans rien connaître de la langue, ni avoir de relations… Oui, je pense qu’il est bon, souvent, d’essayer de comprendre les situations en les l’observant quelquefois depuis l’autre côté de la vitre…

« J’ai tout essayé ! » : le livre d’Isabelle Filliozat

Par Marie

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Déjà le titre est une manipulation (1)! Bien sûr que non, le livre d’Isabelle Filliozat n’est pas un mode d’emploi ni un manuel où trouver des réponses toutes faites pour éduquer « L’enfant ». Non, c’est plus subtil et le titre est fait pour attirer les parents qui ne savent plus comment faire.

En vérité ce livre est une ouverture sur ce que l’on appelle « l’éducation bienveillante » où l’on essaye de comprendre ce qui se passe pour l’enfant, notamment au cours du développement de ses capacités et de son cerveau, et d’agir en conséquence.

Il permet de voir les choses sous un angle différent. « Et si il s’agissait de mon conjoint au lieu de mon enfant, oserais-je lui parler ainsi ? » Cela parle du respect de l’enfant en tant que personne humaine.

Anouk Dubois y a réalisé des dessins qui permettent tout au long de l’ouvrage d’illustrer les situations décrites. Je dois dire que cela amène une facilité de lecture qui séduira les amateurs de BD dont je fais partie et même les plus réticents aux livres, mettant véritablement ce livre à la portée de tous.

J’aime aussi le choix délibéré d’alterner les pronoms il et elle lorsqu’on parle des enfants. J’ai trouvé cela très utile, à la fois pour ne pas croire à « L’enfant » (un modèle d’enfant qui n’existe pas) et pour pouvoir facilement reconnaître son propre enfant. En bonus, cela nous permet de ne pas être tentés de considérer certains comportements comme étant particulier à un sexe donné.

Isabelle Filliozat s’appuie sur les dernières recherches scientifiques des sciences de l’éducation et du développement des enfants. S’il existe de véritables choix éducatifs, elle nous éclaire également sur les « non-choix », telle que la violence éducative (claques, fessées, punitions, soi-disant employées à titre éducatif) qui n’a jamais été une méthode valable pour apprendre quoique ce soit aux enfants. (2)(3)

Ne pas en arriver là est tout le propos du livre : si l’auteur nous exhorte dès l’introduction à ne pas la croire (4) « Ce livre ne vous présente pas la vérité. A chacun d’observer, de sentir, d’expérimenter. », elle présente tout de même un certain nombre d’options auxquelles on ne pense pas forcément (en particulier lors de la crise) et qui s’avèrent tout à fait valables.

« Certaines attitudes proposées de parentalité positive vous paraîtront simplistes, idéalistes. Nous sommes si accoutumés aux conflits familiaux qu’ils nous paraissent naturels, si habitués à  ce que nos enfants ne coopèrent pas, que nous hésitons à croire que ce puisse être possible et de plus, si aisément. Quand on s’est arc-boutés pour pousser une porte, il peut être déconcertant de découvrir qu’il suffisait de la tirer pour qu’elle s’ouvre. Là est un peu le propos de cet ouvrage, analyser le sens d’ouverture plutôt qu’y aller en force. »

« Nombre de réactions incompréhensibles de nos enfants sont en fait liées à des malentendus. Parce que son cerveau est en développement, l’enfant ne voit pas, ne comprends pas les choses tout à fait comme nous. Méconnaître cela est source de nombre de conflits, de punitions inutiles et d’exaspération parentale. »

« J’ai tout essayé » est organisé en chapitres décrivant différents comportements classiques (et généralement incompréhensibles pour les parents) selon l’âge des enfants : par exemple, la période entre 18 et 24 mois (au hasard…) étant définie comme celle du « non » des enfants. S’en suit une brève description des particularités de cet âge puis des exemples de situations pouvant donner lieu à des crises, ou tout au moins des incompréhensions, entre le parent et son enfant. Au sujet de ces phases d’oppositions, j’ai trouvé très intéressant d’apprendre qu’à ce moment-là, l’enfant a besoin de sentir qu’il existe en tant qu’individu, indépendant de sa mère, et que « la phase du NON systématique peut ne durer qu’une semaine, juste le temps de vérifier « je ne suis pas toi, j’ai le droit d’être moi ». L’opposition ne s’installe que si le parent refuse la différenciation. L’enfant doit alors protéger sa toute nouvelle et encore fragile identité. »

J’y ai trouvé des pistes de réflexion dans mon métier de parent (j’aime bien qu’on me permette de voir les choses d’un autre point de vue) et aussi, peut-être surtout, des pistes d’action. Par exemple, j’essaye désormais de dire ce que je voudrais que mon enfant fasse (rester sur le trottoir) plutôt que ce qu’il ne faut pas faire (aller sur la rue) : cela simplifie le discours et permet à l’enfant de ne pas se focaliser sur l’action interdite.

A la fin du livre, un protocole de résolution de conflit est proposé et l’auteur insiste sur l’importance de privilégier la relation avec son enfant sur toute autre chose. Car c’est effectivement cela qui compte et nous ne devons pas oublier de profiter chaque jour de la vie avec notre enfant.



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L’association Bébé en Conscience organise le samedi 5 avril 2014 à 15h – Palais des Congrès de St Raphaël (83) une conférence d’Isabelle Filliozat – « J’ai tout essayé, il continue ». Renseignement et réservations : http://www.bebeenconscience.com/conference-isabelle-filliozat.htm

(moi j’ai déjà ma place !)


En bas de la page, des notes :

(0) Pour les adhérents, nous avons ce livre dans notre bibliothèque !

(1) Voir à ce sujet le très bon article de Lise « pourquoi demander un câlin quand les carottes brûlent« .

Quant à Isabelle Filliozat, voici ce qu’elle pense des caprices  : « l’enfant ne cherche ni à tendre un piège à ses parents, ni à les tester. Il n’en a tout simplement pas les capacités intellectuelles. Les caprices […] sont en réalité des réponses du cerveau de l’enfant à des situations trop complexes pour lui. »

(2) Il est démontré aujourd’hui que l’emploi de la violence est non seulement contre-productif mais qu’il conduit à de véritables dommages physiques sur les enfants. En particulier, l’augmentation de cortisol au niveau du cerveau (l’hormone de stress) a un effet très négatif sur le développement cérébral.

(3) Voir aussi, bien sûr, le site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire.

(4) A la manière dont André Gide dans « les nourritures terrestres » nous demande de jeter le livre pour aller vivre notre vie…

Casse-tête sur l’appuie-tête

Par Lise

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Ça y est, ça recommence ! Plus d’un an après en avoir fini avec les choix de poussette, porte-bébé, lit, baignoire, table à langer et toutes ces choses à acheter ou pas, revoilà à nouveau le problème du siège-auto ! (Dans notre cas, c’est aussi tardif car nous avions une coque fonctionnant jusqu’à 13 kg)

Pour tout le reste, emprunts, occasions ou bricolage me conviennent parfaitement, mais dans le domaine de la sécurité, pour moi, les concessions sont hors de question ! C’est ainsi que me revoilà plongée dans les sites comparateurs, les forums et autres articles sur les fameux sièges. Et il y en a !

Pourtant, il faut fouiller un peu déjà pour entendre parler de sièges Rear-Facing (oui, oui, dos à la route, vous avez bien compris !) On tombe facilement sur les crash-tests comparant les sièges existant sur le marché (et prouvant déjà que tous ne sont pas égaux !), mais peu d’entre eux mentionnent les fameux RF, pourtant tellement utilisés… en Suède, où le taux d’accidents est parmi les plus bas d’Europe !*

Eh ! Eh ! J’entends la voix de certains fidèles lecteurs ayant à peine d’achever de lire l’article « les écharpes de portage c’est comme les camping-cars » et s’esclaffant que, décidément, j’y tiens à ce que ma fille ne regarde jamais devant elle. Si, si, pourtant, je vous assure, non seulement elle a une chaise « face à la table » pour manger, mais aussi lorsqu’elle marche, je la laisse avancer dans la direction de ses orteils!

Mais en voiture, en effet, c’est différent. En RF, lors d’un choc frontal, le poids exercé sur la nuque est 6 fois moindre, ce qui est primordial chez le jeune enfant, dont la tête est plus lourde et le cou moins robuste que plus tard. Le risque de blessure grave en voyageant dos à la toute jusqu’à 4 ans est 5 fois inférieur.

Alors certains diront : « Nous avons toujours attaché nos enfants dans leurs sièges face à la route et n’avons jamais eu de problème ». Mais le siège est une assurance « au cas où », n’est-ce pas ? Et le but est qu’il assure « au cas où » l’accident serait grave, et qu’il le fasse au mieux. De même, on pourrait entendre de la génération précédente : « De mon temps, nous n’attachions pas les enfants ! D’ailleurs, nous ne mettions pas non plus notre ceinture, et nous n’avons jamais eu de problème.» Tant mieux. Pourtant, on recense 18 000 tués sur la route en 1972, contre 3 653 en 2012. Et le durcissement continu des normes de sécurité n’est certainement pas étranger à cela. Vous n’êtes d’ailleurs certainement pas sans savoir que la norme a changé au 9 juillet 2013, qui vise à normaliser le système Isofix, durcit les mesures d’homologation par les crash-tests, classe les sièges en fonction de la taille de l’enfant et non plus du poids, et surtout, prévoit le transport des enfants dos à la route jusqu’à 15 mois (contre 9 mois auparavant). Et alors, pourquoi, encore 15 mois seulement, alors que les Suédois l’encouragent jusqu’à 4 ans au moins ? Évolution à petits pas de tortue. Mais vous qui me lisez, ne pourriez-vous pas souhaiter que votre enfant bénéficie dès à présent de ce qui est clairement plus sûr, et sera probablement conseillé dans quelques années ici aussi ?


Notes en bas de la page :

* Tiens, la Suède, encore… Voir aussi : « si j’aurais su… je serais né en Suède »

Statistiques et nouvelles normes : http://service.autoplus.fr/les-sieges-auto-que-choisir/

Un site extrêmement complet sur les sièges auto, et en particulier les Rear-Facing : http://www.securange.fr/#!dcouvrir-rear-facing/cw7t

Statistiques de sécurité routière en Europe : http://www.securite-routiere.org/Fiches/statistiques/statinter.htm

Un forum sur lequel on rencontre plein de gens bien renseignés : http://puericulture.forumactif.com/f8-bebe-en-voiture

Compte-rendu du premier tHé-bilingue

Arrivés les uns après les autres, 18 parents et leurs enfants concernés par le bilinguisme se sont installées autour d’une grande table au Citron doux (arrêt Acropolis) où le chef avait concocté son gâteau au chocolat et autres délices.

Après une courte présentation de l’association et des prochains événements en projet, Lise a proposé une brève description du bilinguisme, qui concerne pas moins de 50% de la population mondiale, quoi qu’un bilinguisme parfaitement équilibré soit rare. La langue est étroitement liée à la cultures dont elle est le vecteur et l’expression, il est donc primordial que son apprentissage se fasse dans différents contextes, auprès de différentes personnes, en rapport avec les livres, l’art, la musique… Lise définit trois grandes formes de bilinguisme, l’un précoce simultané, qui concerne les enfants apprenant les deux langues avant l’âge de 3 ans, notamment lorsque les deux parents ne parlent pas la même langue, le second précoce consécutif, pour les enfants qui apprennent leur deuxième langue entre 3 et 6 ans au moment de l’entrée à l’école, lorsque leurs deux parents parlent à la maison une langue autre que celle du pays, et le dernier tardif, lorsque l’apprentissage de la deuxième langue se fait après 6 ans, dans le cas d’une expatriation par exemple. Quoi qu’il en soit, insiste-t-elle, il est primordial de préserver la langue familiale, qui, quelle qu’elle soit, présente une richesse pour l’enfant. Elle pointe aussi l’importance de valoriser les deux cultures et de maintenir une attitude positive envers le bilinguisme. Enfin, elle met l’accent sur l’importance de la motivation et de la nécessité de communiquer pour qu’un enfant maintienne l’usage actif d’une langue. C’est pourquoi, conclut-elle, Grandissons souhaite proposer aux familles de les aider à créer des ateliers réunissant plusieurs locuteurs de leur langue minoritaire.

Les parents se sont ensuite présentés et nous avons eu le plaisir de découvrir que pas moins de sept langues et une dizaine de pays étaient représentés.

Nous avons ensuite débattu sur la crainte des parents de voir des difficultés apparaître dans l’apprentissage du français chez leurs enfants, en particulier lorsque les deux parents parlent une langue autre que celle du pays d’accueil (en l’occurrence la France).

Les parents ont ensuite pu discuter entre eux de leurs problématiques personnelles autour du bilinguisme.

C’est alors que nous avons réuni les familles de même langue afin de leur proposer  de créer ce que nous nommerons  APPEL (« Ateliers Polyculturels entre Parents, Enfants et Langues »). Ces espaces auront pour but de regrouper 3 à 4 familles ayant une langue commune et de les aider à organiser quelques activités afin d’offrir aux enfants un lieu et des interlocuteurs supplémentaire pour pratiquer leur langue minoritaire, ainsi qu’un lieu  d’échange et de pratique de la langue pour les parents. Plusieurs familles hispanophones, anglophones et italophones ont d’ores et déjà répondu présentes pour participer à l’english-Appel, l’Appel-espagnol et l’Appel-italiano.

Quelques photos :

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Merci à tous les participants pour ce premier rendez-vous très réussi !

Vous pouvez aussi consulter notre page dédiée au bilinguisme.

 

Caresse la cheville, et le bébé s’endormira !

 Par Andrea

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D’habitude, c’est vrai, c’est plutôt Maman-loutre qui couche bébé-loutre. Une routine prise vers les débuts de bébé, et qui fonctionne trop bien pour être changée volontairement.

Mais il y a des soirs où ma femme n’est pas là… – enfin, des soirs où le sein de ma femme n’est pas là-et où je reste seul avec la petite loutre. Que faire ?

Option 2 : ne jamais rester seul avec bébé qui ne dort pas… mais quel dommage, pensé-je depuis que j’y ai goûté !

Option 1 : attendre que le sein rentre à la maison en gardant bébé éveillée. Mais mon orgueil de père m’encourage à montrer que je peux être aussi celui qui endort !

Mais que fais-je, alors ?

Après lui avoir donné son bain habituel et avoir joué avec elle au bateau (mais pas trop, pour ne pas que nous nous excitions trop avant de dormir), puis lu une petite histoire, nous allons tous les deux dans nos lits, elle le sien et moi le mien, collés l’un à l’autre, et nous nous allongeons. Alors arrive le moment critique où je dis « Stella, maintenant, il faut dormir ! » Alors, elle regarde autour d’elle, elle trouve son doudou, mais… pas son sein. Brusquement, elle commence à pleurer, désespérée.

Doucement, je l’aide à se rallonger et je commence à lui caresser le visage, en chantant ou en lui parlant doucement pour lui dire que je suis près d’elle et que je resterai avec elle jusqu’à-ce qu’elle s’endorme. Peu à peu, je descends,  lui fais de petits cercles sur le ventre, puis les jambes, et jusqu’aux pieds.

Normalement, ses pleurs s’estompent peu à peu, mais à peine j’interromps mes caresses, elle reprend ma main pour que je continue. Puis, ses sanglots cessent, et elle s’endort, ce que l’on remarque à ses ronflements. Je lâche alors sa cheville, et, sur la pointe des pieds et sans bruit, je quitte la chambre – en souhaitant que le chat n’arrive pas en miaulant, ce qui ne manquerait pas de faire recommencer le processus da capo.

Total du temps nécessaire en moyenne : 20-40 minutes, que je passe près d’elle, lui parlant, m’endormant un peu moi aussi. (Mais il faut bien admettre que son temps d’endormissement en tétant n’excède pas 10 mn…)

Morale de l’histoire : endormir ma fille est possible, agréable par l’échange et nous permet de passer un beau moment ensemble, mais… ça prend du temps !

Amélioration possible : me faire installer une paire de seins !

La méthode kangourou et ses effets à long terme

Par Marie

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En préambule de ce sujet, je voudrais citer Nils Bergman (dans « les dossiers de l’allaitement » du 18 Mars 2005), un médecin qui a beaucoup travaillé sur le peau-à-peau :

« Notre culture actuelle est une de celles qui font confiance aux incubateurs, peut-être parce qu’elle ne connaît pas leurs effets néfastes, et qu’elle ignore également l’existence d’alternatives. Le Portage Kangourou a été défini de façons diverses, mais ses deux principales composantes sont le contact peau à peau et l’allaitement. D’un point de vue biologique, et pendant le post-partum immédiat, le contact peau à peau représente l’habitat normal pour Homo sapiens, et l’allaitement représente la « niche », ou le comportement pré-programmé pour cet habitat. Le paradigme du portage kangourou est que la prématurité n’est pas une maladie, mais que la séparation d’avec la mère (l’habitat) fera de la prématurité une maladie. De la même façon que priver l’enfant de sa niche normale (l’allaitement et le lait maternel en tant que deux concepts séparés) rendra le prématuré malade. »

Son site internet, dédié au « kagaroo care » :

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Et voici une petite vidéo (en anglais) du docteur Bergman qui résume l’intérêt du peau-à-peau :

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Ruth Feldman vient de publier une étude prospective et longitudinale (1), démarrée il y a dix ans, qui démontre pour la première fois les bénéfices à long terme du peau-à-peau sur les enfants nés prématurément.

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L’auteur est professeure au Département de Psychologie et dans le Centre de recherche sur le cerveau à l’Université Bar-Ilan, Israël. Ses principaux domaines de recherche sont le développement des relations parent-enfant dans les populations normales et pathologiques, les bases neurologiques de la communication, la dépression maternelle et la dépression chez les enfants, les traumatismes et stress chez l’enfant et le développement des bébés prématurés.

Voici un résumé de l’article paru au mois de janvier dans Biological Psychiatry (2).

Dans l’introduction, R. Feldman et ses collaborateurs rappellent que le fait même d’être un mammifère implique que le développement du cerveau n’est pas terminé à la naissance et que la maturation des systèmes permettant une adaptation optimale à l’environnement est acquise progressivement par le biais du contact étroit  du petit avec une mère dite « sensible et alerte ».

La prématurité concerne environ 12% des enfants des pays industrialisés (et plus encore dans les pays en voie de développement), ce qui conduit à des retards de développement, une morbidité (3) et une mortalité accrue. Et, bien que les progrès médicaux permettent la survie des nourrissons de plus en plus petits et malades, beaucoup exigent des mois de soins intensifs qui empêchent tout contact mère-enfant. La combinaison de l’immaturité du cerveau et de la séparation de la mère exerce des effets négatifs à long terme sur le développement.

Les enfants nés prématurément présentent un certain nombre de problèmes, parmi lesquels un sommeil désorganisé, des troubles de la réponse au stress, un système nerveux autonome moins fonctionnel. De plus, les «  fonctions exécutives » (mémoire, le contrôle cognitif, etc), qui  s’appuient sur la maturation postnatale du cerveau, sont également perturbés chez les enfants prématurés.

Enfin, la naissance prématurée interrompt le processus d’attachement mère-enfant. Les mères sont plus à même de développer du stress, de l’anxiété voire de la dépression et d’avoir des interactions moins favorables avec leur enfant.

Le peau-à-peau pour les prématurés, appelé « méthode kangourou », a initialement été développé à Bogota, en Colombie, pour pallier au manque de couveuses et aider les nouveau-nés à maintenir leur température corporelle au contact direct de la peau de leurs parents. Cette technique s’est avérée sans danger et contribuant à maturer le système nerveux. Du côté  du parent, le peau-à-peau permet d’améliorer l’interaction parent-enfant, les liens d’attachement et même l’état émotionnel. Cependant, rien n’a été précédemment mis en évidence concernant ces effets à long terme.

Dans l’étude qui nous intéresse, le protocole expérimental est le suivant : la “ méthode kangourou” a été appliquée à 73 sur 146 dyades mère-enfant (4) (les autres restants en couveuse (5)) durant 1h et pendant 14 jours consécutifs.

Les enfants ont ensuite été régulièrement suivis pendant leurs 10 premières années et différents paramètres ont été testés (voir figure ci-dessous) :

Fig1

Les auteurs ont posé les hypothèses suivantes : 1) les nourrissons recevant le peau-à-peau vont montrer un fonctionnement physiologique plus optimal dans les systèmes sensibles au contact, y compris le fonctionnement autonome, l’organisation du sommeil, et la réponse au stress. 2) les interactions mère-enfant devraient être meilleures après le peau-à-peau. 3) les enfants qui ont reçu le peau-à-peau montreraient une amélioration des compétences cognitives tout au long de l’enfance. 4) la stabilité individuelle sera observée dans chaque domaine (par exemple, la physiologie de l’enfant, la relation mère-enfant) au fil du temps

Ils rappellent que le toucher est le comportement maternel le plus fondamental chez les mammifères et la première expérience sociale des bébés immédiatement après la naissance. Un comportement aussi conservé au cours de l’évolution doit avoir des conséquences importantes pour la survie, la croissance et l’adaptation à l’environnement.

Dans cette étude, R. Feldman et ses collaborateurs ont utilisés une intervention tactile à faible coût et confirmé que le contact corporel entre la mère et le nourrisson pendant la période du post-partum présente des avantages à long terme pour le développement de l’enfant. En effet, à 10 ans, les bébés prématurés qui ont reçu le contact peau-à-peau dans la période néonatale ont montré une réponse atténuée de stress, un fonctionnement autonome plus mature, un sommeil plus organisé, un meilleur contrôle cognitif et une meilleure relation mère-enfant.

Quels sont les mécanismes par lesquels le peau-à-peau exerce-t-il ses effets ? Ils  suggèrent que toute intervention précoce doit contenir trois éléments: 1) la spécificité: les interventions doivent cibler des processus spécifiques (une intervention donnée peut affecter certains processus et en laisser d’autres intacts). 2) Les périodes sensibles : pendant les périodes sensibles dans la maturation de certaines compétences, même de petites contributions ont un effet majeur. 3) les composants individuellement stables : si l’intervention améliore une fonction connue pour être stable, il est probable que ces effets s’exercent à long terme.

La « méthode kangourou » a été introduite à l’origine dans des sociétés à ressources limitées. Son application partout dans le monde pourra être favorisée une fois établis ses avantages de manière probante. Cette méthode met en évidence les bénéfices offerts par l’écologie naturelle du corps maternel.

Est-ce que ces bénéfices sont spécifiques à la mère ou bien est-ce que le peau-à-peau avec les pères, les grands-parents ou des bénévoles formés peut conduire à des améliorations similaires ? Les recherches sur le massage, par exemple, a montré que le massage fourni par les mères et les professionnels formés conduisait à des augmentations similaires de gain de poids, mais que les effets sur les interactions mère-enfant étaient uniques au groupe des mères.

Les auteurs ne manquent pas de rappeler les limitations de cette étude : 1) Manque de données concernant le père. 2) Absence de véritable randomisation pour des raisons éthiques. 3) Possibilité de l’existence d’un facteur inconnu impliqué à la fois dans la prématurité et la réponse au stress par exemple. 4) Pas de comparaison avec les nouveau-nés à terme. 5) Les mères du groupe « kangourou » avaient plus de lait que celles du groupe contrôle, cependant, aucune autre information sur l’allaitement maternel n’a été recueillie et il est donc impossible d’évaluer en plus les effets de l’allaitement sur le développement.

Ils terminent en précisant que, selon eux, les études futures devraient se concentrer sur les effets du peau-à-peau en cas de perturbations à l’attachement mère-enfant, y compris la dépression maternelle post-partum, les nourrissons à risque pour l’autisme, ou les nouveau-nés hospitalisés pour des conditions médicales.

Ils suggèrent enfin qu’il serait important de vérifier pour tout être bébé (prématuré ou né à terme) si l’augmentation du temps de présence de la mère et de son contact corporel au cours de la période néonatale peut aider à réduire des niveaux élevés de stress, les troubles du sommeil et des troubles cognitifs observés chez de nombreux enfants aujourd’hui.


Des notes de bas de page :

(1) Sur la définition des études prospectives, des cohortes et tou ce genre de choses : http://www.chups.jussieu.fr/polys/biostats/poly/POLY.Chp.15.4.html

(2) Feldman, R., Biol Psychiatry. 2014 Jan 1;75(1):56-64. visible ici : http://www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(13)00764-6/abstract

(3) Le taux de morbidité est le rapport qui mesure l’incidence et la prévalence d’une certaine maladie, en épidémiologie. Dans le cadre d’une période donnée, ce taux indique le nombre de personnes atteintes par cette maladie par unité de population

(4) Les enfants pesaient en moyenne à la naissance 1270g et la grossesse datait en moyenne de 30,65 semaines. Seuls les enfants dont le cerveau n’avait pas été endommagé, et qui étaient élevés par une famille de deux parents ont été inclus dans l’étude.

(5) Concernant la randomisation des enfants : au moment du début de l’étude, le peau-à-peau pour les enfants prématurés n’était pas encore proposé comme option d’intervention. C’est ce qui a permis de répartir les nouveau-nés au hasard, ce qui n’aurait pas été éthiquement possible si la technique était déjà utilisée.

Idées allumées pour parents curieux

Par Lise

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Tous les articles présents dans ce blog, et certains thèmes proposés eux-mêmes pourront surprendre, interpeller, agacer, choquer, horrifier certains lecteurs. Non seulement certaines idées que nous présentons sortent des sentiers battus, mais en plus, il nous arrive (oh ! bien malgré nous !) de tirer vers l’ironie, la critique, voire la provocation ! Il y a là de quoi rebuter certains, nous l’admettons tout en le regrettant d’ores et déjà.

Ô, lecteur dont les sourcils se lèvent jusqu’à la racine des cheveux en lisant certaines de nos phrases, ne passe pas ton chemin, je te prie. Entends que le but premier de notre association est d’informer sur les alternatives possibles à « ce que l’on voit partout et que l’on a toujours connu ». Forcément, cela bouscule un peu. Nous le savons très bien, puisque nous aussi, en ayant vent pour les premières fois de certaines de ces idées (« allaiter après six mois ? Porter après qu’il marche ? Donner des morceaux à manger à un tout petit ?! Mais voilà bien des idées d’allumés un peu extrémistes qui veulent se démarquer à tout prix ! »), avouons-le, nous avons quelquefois tressailli.

Notre but, d’ailleurs, n’est en aucun cas d’asséner une vérité absolue (« nous avons raison, point-barre»), mais de faire connaître ces alternatives qui, une fois observées plusieurs fois chez d’autres puis testées avec succès et plaisir chez nous,  ont fini par nous séduire. Maintenant que vous en savez un peu plus sur le sujet, libre à vous de vous renseigner davantage, et même de chercher des contre-arguments à ce que nous avançons. Ce sera même parfait. Car ce que nous souhaitons avant tout, c’est que tous les parents soient suffisamment informés pour agir avec leurs enfants en connaissance de cause, parce que c’est leur choix, parce que véritablement ils pensent que c’est ce qu’il y a de mieux, et parce qu’ils savent comment le faire, et non parce qu’ils ne connaissent pas d’autre option même si ça marche mal. En effet, si un homme averti en vaut deux, alors deux parents avertis… en valent… bref, faites le calcul !

Une fois, donc, que, fort de vos recherches, vous êtes prêt à argumenter vos décisions, prises parce qu’elles vous convainquent et que vous les pensez bonnes pour votre enfant, sentez-vous libre de venir réagir en nous faisant profiter de vos commentaires… l’humour restant de mise même dans les conclusions les plus contradictoires !

En vous souhaitant une bonne lecture, de belles découvertes, et de nouveaux éclairages !

Des guêtres de portage

Par Marie

Quand on porte son enfant et qu’arrive le froid, on s’inquiète des pantalons qui remontent et des chaussettes jamais assez grandes… Leurs mollets se retrouvent toujours à l’air ! On ne va pas leur mettre des collants tous les jours et on hésite à le faire pour un garçon. Quant aux jolis modèles du commerce, ils sont souvent chers. Il y a plusieurs manières de fabriquer soi-même des guêtres :

1) Les tricoter. Des exemples (avec les tutoriels) sur ce blog et aussi ici. En photo ci-dessous, celles que Mamie a faite pour Mathilde :

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2) Les coudre. Un joli modèle par ici et un autre par là.

3) Ma technique. Je ne tricote ni ne coud très bien (et ça me prend des heures) alors j’ai mis au point un truc. Il vous faut une paire de ciseaux (oui, les miens ont la classe, je sais) et une paire de grandes et vieilles chaussettes montantes.

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Alors attention, là, c’est hyper technique : 

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On coupe après le talon, à peu près droit. Et la matière fait qu’on n’a pas besoin de coudre du tout, ça ne s’effilochera pas. Voilà le résultat :

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Et sur l’enfant :

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Alors bien sûr, tout le monde n’a pas eu comme moi la passion des chaussettes montantes, ni osé garder dans son placard beaucoup trop un certain nombre de paires de chaussettes trouées… On peut acheter une paire, utiliser un collant (plutôt en laine) ou même des bêtes chaussettes pas montantes. Evidemment le rendu sera moins beau mais finalement, il suffit d’une petite longueur pour aller de la chaussette du bambin à son pantalon !

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