Rétrospective : le premier Festival de Grandissons

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Par Lise

Le 23 novembre 2019 à l’Espace Centre de Cagnes-sur-Mer, a eu lieu le premier Festival de Grandissons. Depuis des mois, l’équipe de bénévoles de l’association travaillait à sa préparation, et plusieurs professionnels et associations avaient prévu de mettre leurs compétences, matériel et ateliers au service de ce Festival. Malheureusement, le 23 novembre, dans le 06, il pleuvait, il pleuvait à en devenir alerte orange, puis vigilance rouge. Mais vous savez quoi, jusqu’à-ce que le dispositif ORSEC soit déclenché, que nous soyons évacués, et que certains d’entre nous doivent se faire loger sur place, eh ! bien, Grandissons et ses collaborateurs ont quand même tenu ce Festival, qui, malgré le peu de public que ces aventures ont permis de nous rejoindre, s’est révélé une belle réussite et un magnifique moment. Voici donc quelques photos, afin qu’au prochain Festival, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, vous ayez envie de nous rejoindre !

Un magnifique programme en trois salles s’est déroulé sur la journée :

Dans la grande salle de l’Espace Centre, une buvette proposait thés, cafés et boissons de toutes sortes, ainsi que des gâteaux maison, et un bel assortiment de viennoiseries offert par la boulangerie Aux Enfants Gâtées. La salle était magnifiquement décorée par les intervenants et les bénévoles de Grandissons, arborait une exposition de Vanessa Damay, les petits portraits contois des enfants des écoles de la ville de Contes et plein d’autres merveilles.

Grandissons y exposait aussi un grand nombre de livres de sa bibliothèque de prêt, et ses bénévoles se tenaient à disposition pour échanger avec ceux qui l’auraient souhaité.

Toute la matinée, l’association CLEA et trois de ses bénévoles y ont tenu un très joli stand, proposant un atelier sensoriel, une petite exposition sur les cinq sens, et la possibilité de dessiner pour les enfants et de jouer un moment.

Des ateliers et tables rondes s’y sont succédé :

Un Papotons sur tous les thèmes liés à la parentalité, animé par Kristel Brun, Faten Gharbi, Alexandra Baciu et Frédérique Millot, a regroupé en cercle une dizaine de parents d’enfants de tous âges, désireux d’échanger sur les problématiques et les questionnements de leur quotidien dans une ambiance chaleureuse et ouverte.

La table ronde sur l’écoparentage a dû être annulée faute de participants, mais ce n’est que partie remise, et nous trouverons d’autres occasions pour réfléchir avec Diane Pico sur les pistes pour grandir dans le respect avec bébé en limitant notre impact environnemental.

Un groupe s’est réuni pour parler des signes avec bébé, et, par extension, de la langue des signes, autour de Floriane Zitouni, doula (entre autres), qui a également proposé durant la journée un stand pour présenter son association Maternaître.

Un Papapotons (oui, vous avez bien lu !) a regroupé quatre pères, une première, que les participants ont appréciée, pour échanger sur des questions ciblées sur la paternité, telles que la charge mentale, la place du père dans la famille, la violence dans l’éducation et les pistes pour en sortir ensemble…

Deux conférences sont venues s’intercaler :

La parentalité ludique (Tu serais un dragon… communiquons par le jeu) a été présentée par Lise Rebattu, qui s’appuyait sur le livre de Laurence Cohen (Qui veut jouer avec moi) et présentait des exemples concrets sur la manière dont l’invitation au jeu dans le quotidien de la famille peut rendre ce dernier plus facile, plus léger, et prendre une pleine part à l’éducation, sans nier les difficultés auxquelles se heurtent sans cesse les parents qui souhaitent tendre vers les habitudes ludiques. Peut-être un défi à transformer en routine ?

– Vicky Brougiannaki, coach parentale, est venue parler de l’adolescence (Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’adolescence… sans oser le demander). Elle a choisi de mettre l’accent sur les transformations que subit la relation entre les parents et les adolescents, plus que sur les différents processus de transformation à l’œuvre pendant l’adolescence, tels que la puberté et l’élagage neuronal. Plus le besoin d’autonomie de l’adolescent grandit plus nous avons tendance à vouloir le contrôler, nous fait-elle remarquer. Pour mieux traverser cette période, il est important de casser le cercle vicieux du contrôle et de la rébellion, d’accepter que la relation change et que l’ado est en train d’acquérir des compétences utiles à son autonomisation tout en testant toujours sa base de sécurité. Dans l’idée de laisser la place et la parole aux adolescents, Thomas – 13 ans et Ema – 17 ans sont invités à partager la « scène » en livrant leur propre expérience de l’adolescence et des rapports parfois compliqués avec le monde adulte. 

– Laurent Blin, qui devait venir présenter sa conférence gesticulée (Papa n’aime pas courir après les crabes) a malheureusement été bloqué par les graves intempéries… Nous espérons que ce n’est que partie remise.

Pendant ce temps, au détour d’un couloir, dans une petite salle de l’Espace Centre, une petite dizaine d’enfants se sont retrouvés pour prendre un petit moment hors du tumulte du monde pour s’interroger et essayer de réfléchir ensemble, au cours de deux ateliers philo animés par Astrid André. Tous assis en cercle, chacun s’est présenté brièvement avant de démarrer une petite « pratique de l’attention », les yeux fermés pour ceux qui le pouvaient, chacun essayant de se concentrer sur sa propre respiration, de s’écouter et de ressentir ce qui se passe à l’intérieur, de prendre conscience de son corps et de sa position dans l’espace, de se libérer d’éventuelles tensions. Ce petit temps à l’écoute de soi permet à tous d’être plus disponibles et attentifs lors des échanges en groupe, d’être plus présents. Il existe des possibilités infinies pour lancer une discussion à caractère philosophique, pour cette fois le thème a été choisi au préalable, l’accueil qui lui est réservé par les enfants reste toujours une surprise. Le matin, le thème du cadeau ainsi que Totophe le lapin qui voulait être philosophe ont fait l’unanimité auprès des petits, qui ont vite oublié leurs appréhensions ou timidité et partagé allègrement leurs réflexions éclairées. L’après midi, le thème et l’atelier ont eu bien plus de succès que le goûter proposé aux plus grands. Ils n’ont pas vu le temps passer et ont devons s’arrêter pour laisser place à la musique, avec l’idée que ce serait vraiment chouette de se retrouver pour recommencer…très bientôt ??!!!

– Dans cette même salle, Olivier Ciais a animé pour une quinzaine d’enfant d’âges très variés un atelier autour de la musique (Move !) Lovés au sol, les enfants ont été amenés à évoluer peu à peu sur un fond de musique, à l’instar de la Vie : nageant, découvrant la respiration aérienne, puis rampant, à quatre pattes, courbés, se découvrant les uns les autres, puis debout… dansant et interagissant. Ils ont ensuite chanté avec la guitare de ce merveilleux animateur, puis produit à leur tour des sons sur le hang et sur la guitare. Ce fut un atelier gai et entraînant, plein d’énergie pour tout le monde.

Enfin, dans la grande salle de la Maison des Associations, que nous pouvions rejoindre en bravant la pluie par petits groupes allant et venant, convois d’enfants mouillés et riant, Marine et Marianne, de l’association Ressource Parentalité 06 avaient installé un magnifique parcours de motricité coloré, composé de tapis, de modules, de poutres et de plots, ainsi qu’un espace jeux de société.

– A plusieurs moments de la journée, Marie Zamit et Lise y ont proposé de petits ateliers Lisons, proposant aux enfants de nombreux livres, les racontant aux plus jeunes… et trouvant parmi les plus âgés de nombreux volontaires pour animer eux-mêmes la lecture à tour de rôle .

– Faten Gharbi y a animé un atelier portage, proposant d’essayer de nouveaux modes de portage (sling, écharpe, et différents préformés) et de nouveaux nouages.

La journée s’est achevée sur un atelier ECHO de découverte d’une langue portant sur la Roumanie et sa langue, animé par Alexandra Baciu. Les participants s’en sont donné à cœur joie dans des rondes, des jeux, des chansons, ils ont appris quelques mots, et entendu de passionnants récits et souvenirs sur la Roumanie… juste avant que nous ne soyons évacués à cause du plan ORSEC ! Peut-être le premier ECHO d’une nouvelle série à Cagnes ?

Peu de fréquentation, donc, pour ce premier Festival, mais de magnifiques et variées animations, et de sensationnels animateurs et exposants… De quoi nous donner envie de recommencer un jour en espérant un public nombreux !

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